Onduleurs : VA, watts, autonomie — dimensionner sans se tromper
Pourquoi 1000 VA ne font jamais 1000 watts, pourquoi l’autonomie affichée fond de moitié en conditions réelles, et pourquoi la chaleur d’un local algérien divise la vie des batteries par deux. Les trois topologies, la méthode de calcul complète et les pièges de lecture des fiches techniques : le guide de référence.
1000 VA ne font jamais 1000 watts
Le chiffre en gros sur le carton est en voltampères. Vos équipements consomment des watts. Entre les deux, un coefficient que les fiches écrivent en petit — et qui peut cacher 40 % d’écart.
Le VAVoltampere — puissance apparenteL'unite affichee en gros sur les onduleurs. Elle mesure ce que l'onduleur peut faire transiter, pas ce qu'il peut reellement alimenter : il faut la multiplier par le facteur de puissance pour obtenir les watts utiles. 1000 VA ne font jamais 1000 W., c’est le volume du camion ; le watt, c’est la charge qu’il transporte vraiment. Un fourgon de 10 m³ ne déménage pas 10 m³ de meubles — tout dépend de la façon dont on peut les empiler. Ce coefficient d’empilement s’appelle le facteur de puissance (FPFacteur de puissanceLe rapport entre les watts reels et les voltamperes affiches, entre 0,6 et 1 selon les gammes. Un onduleur 1000 VA avec un facteur 0,6 ne fournit que 600 W. C'est le premier chiffre a chercher sur la fiche technique — souvent en petit.).
Un onduleur d’entrée de gamme affiche fièrement 1000 VA avec un facteur de 0,6 : il ne fournit que 600 W. Un modèle professionnel au facteur 0,9 en fournit 900. Même chiffre marketing, un tiers d’écart réel.
D’où vient cette différence. En courant alternatif, tension et courant ne sont pas toujours parfaitement synchronisés, et les alimentations électroniques absorbent le courant par impulsions plutôt qu’en continu. La puissance apparente (VA = volts × ampères) mesure ce que les composants de l’onduleur doivent supporter ; la puissance active (watts) mesure le travail réellement fourni. Le rapport entre les deux est le facteur de puissance, propre à chaque onduleur — de 0,6 sur l’entrée de gamme à 1,0 sur les modèles récents dits « unity », où VA et watts coïncident enfin.
La règle de lecture d’une fiche technique : chercher systématiquement la valeur en watts, et dimensionner dessus. Si la fiche ne donne que les VA, chercher le facteur de puissance et multiplier. En son absence totale, supposer 0,6 — c’est rarement mieux sur les gammes qui le taisent.
Et la marge. Un onduleur chargé à 100 % vit mal : échauffement, vieillissement accéléré, aucune réserve pour les pics de démarrage. La pratique professionnelle charge un onduleur à 75-80 % maximum de sa puissance en watts. Pour 480 W d’équipements mesurés, on ne cherche donc pas « un 500 W » mais un modèle qui fournit au moins 600 W réels — soit, à facteur 0,9, un calibre d’environ 700 VA minimum.
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| Calibre affiché | FP 0,6 — entrée de gamme | FP 0,7 | FP 0,9 — gamme pro | FP 1,0 — « unity » |
|---|---|---|---|---|
| 650 VA | 390 W | 455 W | 585 W | 650 W |
| 1000 VA | 600 W | 700 W | 900 W | 1000 W |
| 1500 VA | 900 W | 1050 W | 1350 W | 1500 W |
| 2200 VA | 1320 W | 1540 W | 1980 W | 2200 W |
| 3000 VA | 1800 W | 2100 W | 2700 W | 3000 W |
Le facteur 0,9 est le standard du marché professionnel en 2026 ; les gammes on-line récentes atteignent le facteur 1, où plus aucune conversion n’est nécessaire.
Off-line, line-interactive, on-line : trois machines très différentes sous un même nom
La norme CEI 62040-3 les classe par leur rapport au secteur : celui qui le transmet tel quel, celui qui le corrige, celui qui le refabrique entièrement.
L’off-line est une roue de secours : on ne la sent que le jour de la crevaison. Le line-interactive est une suspension : il amortit les nids-de-poule en permanence. L’on-line est un véhicule sur coussin d’air : la route ne touche plus jamais les passagers.
Concrètement : l’off-line (VFDVoltage and Frequency Dependent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs off-line d'entree de gamme : la sortie suit le secteur tel quel, la batterie ne prend le relais qu'a la coupure. Suffisant pour un poste isole, insuffisant des que l'equipement est sensible ou critique.) laisse passer le secteur tel quel et bascule sur batterie à la coupure, en 6 à 10 millisecondes. Le line-interactive (VIVoltage Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs line-interactive : la tension est corrigee, la frequence suit le secteur. Le passage sur batterie prend quelques millisecondes — imperceptible pour la quasi-totalite des equipements de bureau.) corrige en plus les baisses et hausses de tension grâce à son régulateur AVRAutomatic Voltage Regulation — regulation automatique de tensionLe transformateur a prises d'un onduleur line-interactive : il corrige les baisses et hausses moderees du secteur sans toucher a la batterie. Resultat : la batterie ne s'use pas a chaque fluctuation, seulement lors des vraies coupures., sans solliciter la batterie. L’on-line double conversion (VFIVoltage and Frequency Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs on-line double conversion : la sortie est totalement independante du secteur, tension et frequence regenerees en permanence. Temps de transfert nul — l'equipement ne voit jamais la coupure.) refabrique en permanence une tension neuve — temps de transfert : zéro.
Pourquoi l’AVR change tout dans un réseau instable. Sur un secteur qui oscille — soirées de forte charge, quartiers en bout de ligne — un off-line bascule sur batterie à chaque creux de tension : la batterie s’use en quelques mois. Le line-interactive corrige ces creux par transformateur, sans toucher la batterie, qu’il réserve aux vraies coupures. C’est ce qui en fait le standard de la bureautique et des PME en 2026.
Quand l’on-line s’impose. Trois cas sans débat : les équipements critiques qui ne tolèrent aucune microcoupure (serveurs de production, baies de virtualisation, médical), les sites alimentés par groupe électrogène — dont la fréquence instable est régénérée par la double conversion, seule topologie compatible sereinement —, et les environnements industriels aux perturbations sévères. Son prix : un rendement moindre (88-95 % contre 95-98 %), donc un peu de chaleur et de consommation permanentes — c’est le coût du coussin d’air.
Lire la classification normalisée. La norme CEI 62040-3 (édition 2021) code chaque onduleur en trois blocs, du type VFI-SS-111 : la dépendance au secteur (VFI, VI ou VFD), puis deux lettres pour la forme d’onde — en mode normal et sur batterie (S = sinusoïdale dans les deux cas) —, puis trois chiffres notant la tenue de la tension lors des transitions et échelons de charge, 1 étant la meilleure classe. VFI-SS-111 est la classification la plus élevée qui existe : c’est celle des on-line sérieux.
Le piège de gamme à connaître : « line-interactive » ne dit rien de la forme d’onde sur batterie. Certains modèles délivrent un sinus pur, d’autres un pseudo-sinus — et cette différence, invisible sur le carton, décide de la compatibilité avec vos équipements. C’est l’objet de la section suivante.
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| Critère | Off-line (VFD) | Line-interactive (VI) | On-line double conversion (VFI) |
|---|---|---|---|
| Principe | Secteur direct, batterie à la coupure | Secteur + correction AVR, batterie aux coupures | Tension refabriquée en permanence |
| Temps de transfert | 6-10 ms | 2-6 ms | 0 ms — aucune commutation |
| Régulation de tension | Aucune | Par paliers, sans user la batterie | Totale |
| Compatible groupe électrogène | Non | Selon modèle | Oui — fréquence régénérée |
| Rendement | 95-98 % | 95-98 % | 88-95 % |
| Quand elle s’impose | Poste isolé non critique | Bureautique et PME : le standard | Serveurs critiques, groupe, industriel |
| Calibres courants | 350-1500 VA | 500-5000 VA | 700 VA à plusieurs centaines de kVA |
Sinus pur ou pseudo-sinus : le détail qui fait redémarrer les PC
Le symptôme classique : à la coupure, l’onduleur bascule… et le PC s’éteint quand même. Le coupable n’est pas la batterie — c’est la forme du courant qu’elle fabrique.
Le secteur fournit une onde ronde et régulière, comme une respiration. Un onduleur d’entrée de gamme, sur batterie, fabrique une approximation en marches d’escalier. La plupart des appareils s’en contentent — mais les alimentations de PC récentes, elles, respirent mal sur un escalier.
En cause : le circuit PFCPower Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure. actif, présent dans la quasi-totalité des alimentations d’ordinateur vendues depuis une quinzaine d’années. Face à un pseudo-sinus, il peut claquer du relais, redémarrer la machine ou couper sous charge — exactement au moment où l’onduleur était censé sauver la situation.
La chaîne exacte, sans raccourci. La réglementation européenne sur les harmoniques (EN 61000-3-2) n’impose pas techniquement le PFC actif — un correcteur passif peut suffire à s’y conformer. C’est la certification volontaire 80 PLUS (facteur de puissance ≥ 0,9 à pleine charge) et l’économie des alimentations modernes qui l’ont généralisé de fait. Le résultat pratique est le même : l’écrasante majorité des alimentations en service aujourd’hui a un PFC actif, et le PFC actif tolère mal les pseudo-sinusoïdes.
La conséquence d’achat tient en une règle : pour tout PC de bureau, station de travail ou serveur récent, exiger un onduleur à sinusoïde pure — ce n’est plus une exigence réservée aux serveurs. Les équipements moins sensibles (box, téléphones, éclairage de secours, la plupart des écrans) s’accommodent du pseudo-sinus. Les on-line double conversion produisent du sinus pur par construction ; sur les line-interactive, c’est un critère de gamme à vérifier ligne par ligne.
Le second piège de branchement : l’imprimante laser. Son four de fixation appelle des pointes de plusieurs centaines de watts à chaque page — de quoi saturer instantanément un onduleur de bureau, déclencher sa protection et faire tomber les équipements qu’il protégeait. Une imprimante laser ne se branche jamais sur les prises secourues ; les onduleurs de bureau offrent d’ailleurs souvent des prises « parafoudre seul » prévues pour ce cas. Une imprimante thermique de caisse, elle, ne pose aucun problème.
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Calculer l’autonomie réelle — et pourquoi le calcul naïf ment du simple au double
L’énergie de la batterie divisée par la charge donne un chiffre séduisant. La physique de la décharge rapide en rend environ la moitié.
La méthode honnête en trois temps : mesurer la charge réelle en watts (au wattmètre — pas la plaque des alimentations, qui indique un maximum jamais atteint) ; calculer l’énergie embarquée (WhWattheure — energie stockeeLa vraie reserve d'energie de la batterie : tension multipliee par capacite. C'est elle, divisee par la charge en watts (et corrigee du rendement), qui donne l'autonomie — et non le chiffre en VA de l'onduleur. = tension × capacité des batteries) ; puis corriger — rendement de conversion, et surtout décharge rapide.
Une batterie est un réservoir qui se vide mal quand on le vide vite : demandez-lui son énergie en vingt minutes au lieu de vingt heures, et elle n’en restitue qu’la moitié environ. C’est la loi de Peukert, et c’est elle qui sépare la fiche technique du chronomètre.
L’exemple complet, chiffré de bout en bout — un serveur de 300 W sur un onduleur 1500 VA équipé de deux batteries 12 V 9 Ah. Énergie brute : 2 × 12 × 9 = 216 Wh. Après rendement de conversion (~90 %) : 194 Wh. Le calcul linéaire naïf donne 194 ÷ 300 = 39 minutes. En réalité, à ce rythme de décharge, la batterie ne restitue que 50 à 65 % de sa capacité : on retombe vers 19 minutes en théorie corrigée — et la courbe constructeur, seule valeur à retenir, donne 10 à 15 minutes batterie neuve à 25 °C. Avec une batterie de trois ans dans un local à 35 °C : 5 à 8 minutes. Du calcul naïf au terrain, l’écart est d’un facteur trois à cinq.
La bonne formulation de la règle : le calcul linéaire est un plafond optimiste ; à charge nominale, comptez environ la moitié ; et fiez-vous en priorité aux courbes d’autonomie publiées par le constructeur pour votre charge exacte — elles intègrent déjà toute la physique. À faible charge relative, l’écart au linéaire se réduit : un onduleur surdimensionné en calibre tient donc proportionnellement plus longtemps que prévu.
Pour de l’autonomie longue, ce n’est pas le calibre qu’on augmente. Le nombre de VA dit la puissance maximale, pas la réserve d’énergie. Trente minutes réelles à 300 W s’obtiennent avec des modules de batteries externes ou une gamme lithium — pas en achetant un onduleur plus « gros » à batterie identique. Et au-delà de quelques minutes de couverture, la vraie stratégie n’est pas de tenir : c’est d’éteindre proprement — l’ordre d’arrêt automatique envoyé par USB ou par carte réseau SNMPSimple Network Management ProtocolLe protocole des cartes reseau d'onduleur : supervision a distance, alertes, et surtout ordre d'arret propre envoye aux serveurs quand la batterie s'epuise. Indispensable des qu'un onduleur protege plus d'une machine. aux serveurs et NAS vaut mieux que dix minutes d’autonomie supplémentaires. Voir notre guide stockage et NAS pour ce volet.
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| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| 1. Charge réelle mesurée | Au wattmètre, pas la plaque | 300 W |
| 2. Énergie embarquée | 2 × 12 V × 9 Ah | 216 Wh |
| 3. Rendement de conversion | 216 × 0,90 | 194 Wh |
| 4. Calcul linéaire naïf | 194 ÷ 300 | 39 min — plafond optimiste |
| 5. Correction décharge rapide | 50-65 % restitués à ce rythme | ≈ 19 min |
| 6. Courbe constructeur, batterie neuve à 25 °C | La seule valeur de planification | 10-15 min |
| 7. Batterie de 3 ans, local à 35 °C | Vieillissement + chaleur | 5-8 min |
La chaleur tue les batteries — et vos locaux sont chauds
La règle d’or des batteries au plomb : tous les 10 °C au-dessus de 25 °C, la durée de vie est divisée par deux. Un local technique algérien en été coche exactement la mauvaise case.
La même batterie donnée pour cinq ans en salle climatisée vit deux ans et demi dans une arrière-boutique à 35 °C, et guère plus d’un an dans un placard fermé sans extraction. Ce n’est pas un défaut du produit : c’est la chimie du plomb.
Les batteries VRLAValve Regulated Lead-Acid — batterie plomb etancheLa batterie standard des onduleurs : sans entretien, economique, mais sensible a la chaleur — sa duree de vie est divisee par deux environ tous les 8 a 10 degres au-dessus de 25 °C. Trois a cinq ans en pratique, moins dans un local non climatise. (technologie AGMAbsorbent Glass MatLa technologie interne des batteries VRLA modernes : l'electrolyte est absorbe dans des separateurs en fibre de verre, ce qui la rend etanche et positionnable en tout sens. C'est ce que contiennent la plupart des onduleurs de bureau.) qui équipent la quasi-totalité des onduleurs de bureau durent 3 à 5 ans en conditions normales — la référence constructeur. Leur position dans le local décide de quel côté de la fourchette elles tombent.
Les signes d’usure qui ne préviennent pas. Le voyant vert d’un onduleur signale que la batterie accepte la charge — pas qu’elle est capable de la restituer. Une batterie usée tient la tension à vide et s’effondre sous charge : le test qui compte est le test en décharge réelle. La norme de référence des installations stationnaires (IEEE 1188) fixe le seuil de remplacement à 80 % de la capacité nominale, avec un test de capacité à l’installation puis périodique — annuel dès que la dérive apparaît. Entre deux, des mesures non destructives trimestrielles (tension, impédance interne, température) détectent la dégradation sans consommer de cycles — car les décharges profondes elles-mêmes usent la batterie, qui n’en supporte que 200 à 300 complètes.
Les gestes qui prolongent réellement. Placer l’onduleur ventilé, hors placard fermé, loin des murs exposés ; ne pas l’enfermer dans une baie sans extraction ; et auto-test mensuel activé. La gestion de charge du chargeur joue aussi : les charges compensées en température et les techniques de charge cyclique revendiquent jusqu’à 50 % de vie supplémentaire par rapport à une charge flottante permanente — aucun chargeur, en revanche, ne transforme une batterie plomb en batterie dix ans.
L’alternative lithium, en plein essor sur les gammes professionnelles : deux à trois fois la durée de vie, moitié moins de poids, bien meilleure tolérance à la chaleur — contre un prix d’achat supérieur. Sur un site distant ou un local chaud où chaque remplacement de batterie coûte un déplacement, le calcul sur cinq ans penche de plus en plus souvent du côté lithium.
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| Température moyenne du local | Durée de vie attendue | Situation type |
|---|---|---|
| 20-25 °C | 4-5 ans | Salle serveur ou local climatisé |
| 30 °C | ≈ 3,5 ans | Bureau non climatisé, onduleur bien ventilé |
| 35 °C | ≈ 2,5 ans | Arrière-boutique ou local technique en été |
| 40 °C | ≈ 1,8 an | Placard fermé, mur exposé au soleil |
| 45 °C | ≈ 1,2 an | Baie fermée sans extraction — à proscrire |
Base : 5 ans à 25 °C, règle « +10 °C = durée divisée par deux » (référence constructeurs VRLA).
Quel calibre pour quel usage : les repères
Les VA se choisissent d’après la charge mesurée ; les minutes, d’après les courbes constructeur — jamais l’inverse.
Les repères ci-dessous donnent le calibre. L’autonomie, elle, dépend du rapport entre votre charge réelle et la batterie : le même onduleur 1500 VA tient un quart d’heure chargé à moitié, et à peine cinq minutes chargé à 90 %. Pour des minutes garanties, on lit la courbe du constructeur à sa charge exacte — ou on ajoute des modules de batteries.
Poste bureautique (PC + écran + box, 120-250 W) : 650 à 1000 VA line-interactive, sinus pur de préférence pour les alimentations récentes. L’essentiel est l’arrêt automatique par USB : le poste s’éteint proprement seul, même bureau vide.
Station de travail CAO (300-500 W) : 1500 VA minimum, sinus pur obligatoire — l’alimentation à PFCPower Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure. actif puissante ne négocie pas. Voir aussi nos guides processeurs et écrans pour l’équipement de ces postes.
Serveur ou NAS de PME (150-400 W) : 1000-1500 VA, et surtout le déclencheur d’arrêt scripté — un NAS qui s’éteint proprement ne perd ni volume ni système de fichiers ; c’est plus précieux que dix minutes de plus. L’on-line s’impose si le site est secouru par groupe électrogène.
Baie réseau avec PoEPower over EthernetAlimentation electrique par le cable reseau. Consequence pour l'onduleur : proteger le commutateur PoE protege d'un coup les bornes Wi-Fi, telephones et cameras qu'il alimente — un seul point a securiser. (commutateur 48 ports, caméras, bornes Wi-Fi : 400-900 W mesurés) : 2200-3000 VA au format rack, on-line de préférence. Protéger la baie garde d’un coup la téléphonie, la vidéosurveillance et le Wi-Fi — voir notre guide Wi-Fi sur ce que le PoE alimente réellement.
Caisse de magasin (80-150 W) : 650-850 VA suffisent largement — imprimante thermique incluse, imprimante laser exclue des prises secourues, toujours.
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| Cas d’usage | Charge réelle typique | Calibre repère | Point d’attention n°1 |
|---|---|---|---|
| Poste bureautique | 120-250 W | 650-1000 VA line-interactive | Arrêt automatique USB ; sinus pur de préférence |
| Station CAO | 300-500 W | 1500 VA | Sinus pur obligatoire (PFC actif puissant) |
| Serveur / NAS PME | 150-400 W | 1000-1500 VA | Arrêt scripté > autonomie ; on-line si groupe |
| Baie réseau PoE | 400-900 W | 2200-3000 VA rack | Mesurer le budget PoE réel ; on-line de préférence |
| Caisse de magasin | 80-150 W | 650-850 VA | Laser jamais sur les prises secourues |
Quelques onduleurs APC de notre catalogue, couvrant ces cas :

APC Easy UPS BV 650 VA — poste bureautique
Voir la fiche →
APC Easy UPS BVG 2200 VA — station, petit serveur
Voir la fiche →
APC Easy UPS SRV 1000 VA — on-line double conversion
Voir la fiche →
APC Easy UPS SRV 3000 VA rack 2U — baie réseau
Voir la fiche →YouShop DZ est spécialiste APC by Schneider Electric en Algérie — gammes détaillées dans notre guide des onduleurs APC.
Cinq idées reçues qui coûtent cher
Les erreurs qu’on retrouve dans la plupart des installations — et leur correction.
Les sigles de ce guide, expliqués
De quoi lire n’importe quelle fiche technique sans rien laisser passer.
- VA
- Voltampere — puissance apparenteL'unite affichee en gros sur les onduleurs. Elle mesure ce que l'onduleur peut faire transiter, pas ce qu'il peut reellement alimenter : il faut la multiplier par le facteur de puissance pour obtenir les watts utiles. 1000 VA ne font jamais 1000 W.
- FP
- Facteur de puissanceLe rapport entre les watts reels et les voltamperes affiches, entre 0,6 et 1 selon les gammes. Un onduleur 1000 VA avec un facteur 0,6 ne fournit que 600 W. C'est le premier chiffre a chercher sur la fiche technique — souvent en petit.
- Wh
- Wattheure — energie stockeeLa vraie reserve d'energie de la batterie : tension multipliee par capacite. C'est elle, divisee par la charge en watts (et corrigee du rendement), qui donne l'autonomie — et non le chiffre en VA de l'onduleur.
- VFD
- Voltage and Frequency Dependent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs off-line d'entree de gamme : la sortie suit le secteur tel quel, la batterie ne prend le relais qu'a la coupure. Suffisant pour un poste isole, insuffisant des que l'equipement est sensible ou critique.
- VI
- Voltage Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs line-interactive : la tension est corrigee, la frequence suit le secteur. Le passage sur batterie prend quelques millisecondes — imperceptible pour la quasi-totalite des equipements de bureau.
- VFI
- Voltage and Frequency Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs on-line double conversion : la sortie est totalement independante du secteur, tension et frequence regenerees en permanence. Temps de transfert nul — l'equipement ne voit jamais la coupure.
- AVR
- Automatic Voltage Regulation — regulation automatique de tensionLe transformateur a prises d'un onduleur line-interactive : il corrige les baisses et hausses moderees du secteur sans toucher a la batterie. Resultat : la batterie ne s'use pas a chaque fluctuation, seulement lors des vraies coupures.
- PFC
- Power Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure.
- VRLA
- Valve Regulated Lead-Acid — batterie plomb etancheLa batterie standard des onduleurs : sans entretien, economique, mais sensible a la chaleur — sa duree de vie est divisee par deux environ tous les 8 a 10 degres au-dessus de 25 °C. Trois a cinq ans en pratique, moins dans un local non climatise.
- AGM
- Absorbent Glass MatLa technologie interne des batteries VRLA modernes : l'electrolyte est absorbe dans des separateurs en fibre de verre, ce qui la rend etanche et positionnable en tout sens. C'est ce que contiennent la plupart des onduleurs de bureau.
- SNMP
- Simple Network Management ProtocolLe protocole des cartes reseau d'onduleur : supervision a distance, alertes, et surtout ordre d'arret propre envoye aux serveurs quand la batterie s'epuise. Indispensable des qu'un onduleur protege plus d'une machine.
- PoE
- Power over EthernetAlimentation electrique par le cable reseau. Consequence pour l'onduleur : proteger le commutateur PoE protege d'un coup les bornes Wi-Fi, telephones et cameras qu'il alimente — un seul point a securiser.
Questions fréquentes sur les onduleurs
Les questions que nous posent le plus souvent les entreprises.
Quelle puissance d’onduleur pour mon installation ?
Quelle est la différence entre line-interactive et on-line ?
Pourquoi mon PC s’éteint-il alors que l’onduleur bascule sur batterie ?
Combien de temps mon onduleur tiendra-t-il en coupure ?
À quelle fréquence changer les batteries ?
Puis-je brancher une imprimante sur l’onduleur ?
Un onduleur protège-t-il de la foudre ?
Mon NAS s’éteindra-t-il proprement en coupure prolongée ?
L’onduleur fonctionne-t-il avec un groupe électrogène ?
Quelle marque d’onduleur choisir ?
YouShop DZ peut-il dimensionner mon installation ?
Une installation à protéger ou à dimensionner ?
Bilan de charge, choix de topologie, autonomie cible et supervision : notre équipe dimensionne votre protection électrique du poste isolé à la baie complète. Devis gratuit, livraison nationale dans les 69 wilayas.
