Résolutions d’écran : tout comprendre, du 1080p au 8K
Pourquoi une dalle 4K peut afficher moins de choses qu’une QHD, pourquoi votre écran 4K est bloqué à 30 Hz, et pourquoi le texte est flou dans un seul logiciel. Les grandes idées sont accessibles à tous ; chaque section se déplie pour livrer les chiffres, les formules et les seuils.
Full HD, QHD, 4K, UHD : ce que les sigles disent vraiment
Deux systèmes de comptage coexistent sur les mêmes produits, et le plus vendu des sigles — « 4K » — désigne en réalité autre chose que ce qu’il prétend.
Les sigles en « K » comptent les colonnes, ceux en « p » comptent les lignes. « 4K » veut dire environ 4 000 pixels de large ; « 1080p » veut dire 1 080 lignes de haut. C’est pour cette raison qu’une même dalle s’appelle tantôt 4K, tantôt 2160p — on la décrit une fois par sa largeur, une fois par sa hauteur.
Le repère utile à retenir : le Full HD (1920×1080) est l’unité de mesure. Le QHD contient 1,78 fois plus de pixels, la UHDUltra High DefinitionLe format grand public 3840×2160, normalise par l'UIT et le SMPTE. C'est exactement le double du Full HD dans chaque dimension, donc quatre fois plus de pixels. C'est ce que designe « 4K » sur 99 % des produits vendus. exactement 4 fois plus, la 8K exactement 16 fois plus.
« 4K » et « UHD » ne sont pas la même chose — mais la nuance est presque perdue. Le vrai 4K est le format du cinéma numérique défini par le DCIDigital Cinema InitiativesLe consortium des studios de cinema qui a defini le vrai 4K : 4096×2160. Plus large que l'UHD de 256 colonnes, soit 6,7 % de pixels en plus. On ne le trouve que sur des moniteurs de reference et des projecteurs de salle. : 4096×2160. L’UHDUltra High DefinitionLe format grand public 3840×2160, normalise par l'UIT et le SMPTE. C'est exactement le double du Full HD dans chaque dimension, donc quatre fois plus de pixels. C'est ce que designe « 4K » sur 99 % des produits vendus. est le format grand public : 3840×2160. Même hauteur, 256 colonnes d’écart, soit 6,7 % de pixels en plus pour le cinéma. Dans l’usage courant, « 4K » désigne aujourd’hui l’UHD dans la quasi-totalité des cas, et les deux normes portent d’ailleurs officiellement le nom « 4K Ultra HD » depuis que l’industrie a fusionné les deux termes. Le vrai DCI 4K ne se trouve que sur des moniteurs de référence et des projecteurs de salle.
Le 3840×2160 est une vraie norme, pas un argument marketing. Il est défini par l’UIT dans la recommandation BT.2020 sous le nom UHDTV1, et par le SMPTE dans la norme ST 2036-1. Le 7680×4320 y figure aussi, sous le nom UHDTV2. Quand un client demande « est-ce vraiment de la 4K ? », la seule réponse vérifiable n’est pas le logo sur le carton mais la ligne « 3840 × 2160 » de la fiche technique.
Le rapport d’image du cinéma n’est pas le 16:9. Le DCI 4K vaut 256:135, soit 1,896:1 — annoncé commercialement « 17:9 » ou « 1,90:1 », deux arrondis. C’est un héritage du 35 mm, et la raison pour laquelle un film paraît plus large en salle qu’à la maison.
Le 32:9 des 49 pouces est le seul badge de rapport d’image mathématiquement exact. Le Dual QHD, 5120×1440, vaut très précisément deux dalles QHD 16:9 accolées — 7 372 800 pixels, soit exactement le double d’un 2560×1440. Là où le « 21:9 » des ultrawides est un arrondi commercial (le rapport réel du 3440×1440 est 43:18), le 32:9 tombe juste. Attention à une confusion entretenue par certains revendeurs : des 49 pouces d’entrée de gamme en 3840×1080 — deux Full HD accolés — s’affichent parfois sous la même étiquette « super ultrawide » alors qu’ils portent moitié moins de pixels.
Le retour du 16:10 sur les portables professionnels. À largeur égale, un écran 16:10 offre 11,1 % de pixels en plus, tous gagnés en hauteur : 1920×1200 au lieu de 1920×1080, 2560×1600 au lieu de 2560×1440. Sur un document ou du code, cela représente environ six à huit lignes visibles de plus, sans changer la largeur du châssis. À diagonale identique, la surface d’affichage augmente d’environ 5 %.
Et le fameux 1366×768 des portables d’entrée de gamme n’est même pas du 16:9. Son rapport exact est 683:384. Il vient du XGA 1024×768, dont on a conservé les 768 lignes avant d’élargir la dalle ; comme 768 × 16/9 donne 1365,33, un nombre non entier, les fabricants ont arrondi à 1366. Conséquence pratique : une vidéo 720p n’y tombe jamais au pixel près et doit être redimensionnée, d’où une netteté un peu molle même sur une source de qualité.
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| Sigle courant | Résolution | Rapport exact | Total pixels | × Full HD |
|---|---|---|---|---|
| HD (720p) | 1280 × 720 | 16:9 | 921 600 | 0,44× |
| HD portable | 1366 × 768 | 683:384 | 1 049 088 | 0,51× |
| Full HD (1080p) | 1920 × 1080 | 16:9 | 2 073 600 | 1,00× référence |
| WUXGA | 1920 × 1200 | 16:10 | 2 304 000 | 1,11× |
| QHD (1440p) | 2560 × 1440 | 16:9 | 3 686 400 | 1,78× |
| WQXGA | 2560 × 1600 | 16:10 | 4 096 000 | 1,98× |
| UWQHD ultrawide | 3440 × 1440 | 43:18 | 4 953 600 | 2,39× |
| Dual QHD (49″) | 5120 × 1440 | 32:9 exact | 7 372 800 | 3,56× |
| 4K UHD (2160p) | 3840 × 2160 | 16:9 | 8 294 400 | 4,00× |
| DCI 4K cinéma | 4096 × 2160 | 256:135 | 8 847 360 | 4,27× |
| 8K UHD | 7680 × 4320 | 16:9 | 33 177 600 | 16,00× |
Une résolution ne veut rien dire sans la taille de l’écran
La même définition étalée sur une plus grande dalle donne une image moins fine. Ce qui compte n’est pas le nombre de pixels, mais leur densité — et la distance à laquelle vous êtes assis.
Un même litre de peinture sur un mur de 10 m² ou de 20 m² ne donne pas la même épaisseur. C’est exactement ce qui se passe avec les pixels : 1920×1080 sur 24 pouces donne 92 pixels par pouce, la même définition sur 27 pouces tombe à 82. Rien n’a changé sauf la surface, et pourtant le texte devient visiblement plus granuleux.
L’unité qui compte s’appelle le PPIPixels Per Inch — pixels par pouceNombre de pixels par pouce de dalle. C'est la vraie mesure de finesse : une resolution ne veut rien dire sans la taille de l'ecran. 24 pouces en Full HD donnent 92 PPI, 27 pouces avec la meme resolution tombent a 82 PPI.. La zone confortable en bureautique se situe entre 90 et 140 PPI : en dessous, on voit les marches d’escalier des lettres ; au-dessus, tout devient trop petit et il faut agrandir l’interface.
La formule, si vous voulez la refaire. Le PPI vaut la racine carrée de la somme des carrés de la largeur et de la hauteur en pixels, divisée par la diagonale en pouces. Pour un 27 pouces en 4K : √(3840² + 2160²) ÷ 27 = 163,2 PPI. Le pas de pixel correspondant est de 0,156 mm.
Mais le PPI seul ne suffit pas : il ignore la distance. La bonne mesure est le PPDPixels Per Degree — pixels par degreNombre de pixels que l'oeil percoit dans un degre de son champ de vision. Contrairement au PPI, il tient compte de la distance : c'est lui qui dit si vous distinguez encore les pixels. Au-dela de 60 PPD, un oeil de 10/10 ne les separe plus., le nombre de pixels que l’œil perçoit par degré de champ de vision. Elle se calcule ainsi : PPD ≈ 0,01745 × distance en pouces × PPI. Un écran très dense regardé de loin et un écran moins dense regardé de près peuvent offrir exactement la même finesse perçue.
Le seuil classique est de 60 PPD, qui correspond à une acuité de 10/10 — un œil normal ne sépare alors plus deux points distants d’une arcminMinute d'arcUn soixantieme de degre. C'est l'unite de l'acuite visuelle : une vision de 10/10 distingue deux points separes d'une minute d'arc. En dessous de cette taille apparente, un pixel devient invisible.. Concrètement : les pixels d’un 27 pouces QHD deviennent indiscernables à partir d’environ 80 cm, ceux d’un 27 pouces 4K dès 54 cm. Comme on travaille en moyenne entre 60 et 70 cm d’un écran de bureau, la QHD reste légèrement perceptible et la 4K, elle, dépasse déjà le seuil.
Le cas du 27 pouces Full HD mérite d’être posé clairement. À 81,6 PPI, un pixel y couvre 1,78 minute d’arc à 60 cm, soit près du double du seuil de visibilité. Le crénelage des caractères est donc perceptible pour la plupart des utilisateurs. Cela reste parfaitement acceptable pour un poste d’accueil, un écran de consultation ou un affichage regardé d’un peu plus loin — mais pour de la bureautique intensive à moins de 70 cm, le QHD apporte un confort nettement supérieur.
À l’autre extrémité, les portables sont déjà très denses. Un 14 pouces en Full HD atteint 157 PPI et un 15,6 pouces en 4K grimpe à 282 PPI. Comme on les regarde de plus près, environ 50 cm, la finesse est déjà largement au-delà de ce que l’œil distingue — c’est l’une des raisons pour lesquelles la 4K sur un portable de 14 ou 15 pouces relève davantage de l’argument commercial que du bénéfice réel.
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| Écran | Résolution | Densité | Pas de pixel | Pixels invisibles à partir de | Verdict bureautique |
|---|---|---|---|---|---|
| 24″ Full HD | 1920 × 1080 | 91,8 PPI | 0,277 mm | 95 cm | Zone confortable, aucun réglage |
| 24″ QHD | 2560 × 1440 | 122,4 PPI | 0,208 mm | 71 cm | Très fin, texte un peu petit |
| 27″ Full HD | 1920 × 1080 | 81,6 PPI | 0,311 mm | 107 cm | Crénelage perceptible de près |
| 27″ QHD | 2560 × 1440 | 108,8 PPI | 0,234 mm | 80 cm | Le meilleur compromis bureau |
| 27″ 4K | 3840 × 2160 | 163,2 PPI | 0,156 mm | 54 cm | Impose une mise à l’échelle |
| 32″ QHD | 2560 × 1440 | 91,8 PPI | 0,277 mm | 95 cm | Confortable |
| 32″ 4K | 3840 × 2160 | 137,7 PPI | 0,185 mm | 63 cm | La 4K enfin utilisable à 100 % |
| 14″ Full HD | 1920 × 1080 | 157,4 PPI | 0,161 mm | 56 cm | Déjà très fin |
| 15,6″ 4K | 3840 × 2160 | 282,4 PPI | 0,090 mm | 31 cm | Au-delà de l’œil, coûte l’autonomie |
Distances calculées au seuil classique de 60 pixels par degré, correspondant à une vision de 10/10. Des travaux plus récents placent la limite de l’œil plus haut ; les distances réelles de disparition des pixels sont alors environ 1,55 fois plus grandes.
Une 4K de 27 pouces n’affiche pas plus de choses qu’une QHD
C’est la déception d’achat la plus fréquente sur les écrans, et elle est parfaitement prévisible : la mise à l’échelle rend l’image plus nette, pas plus grande.
Vous achetez une 4K en pensant caser deux fois plus de fenêtres. Vous la branchez : tout est minuscule, illisible. Vous montez la mise à l’échelle à 150 % pour retrouver une taille normale — et vous vous retrouvez avec exactement la surface de travail d’un QHD.
Ce n’est pas un défaut : une 4K de 27 pouces réglée à 150 % affiche la même surface utile qu’un QHD de 27 pouces, mais avec des caractères bien plus nets. On achète de la netteté, pas de la place. Pour gagner de la place, il faut une dalle plus grande, pas plus définie.
Le calcul est simple et implacable. La surface utile est la résolution physique divisée par le facteur d’échelle. Un 27 pouces 4K à 150 % donne 3840 ÷ 1,5 = 2560 et 2160 ÷ 1,5 = 1440, soit très exactement un bureau de 2560×1440. À 200 %, on retombe sur 1920×1080, c’est-à-dire la surface d’un Full HD — en beaucoup plus net. À 125 %, on obtient 3072×1728, un peu plus qu’un QHD.
Pourquoi 100 % est inutilisable sur un 27 pouces 4K. À 163 PPI sans agrandissement, la hauteur des capitales tombe très en dessous de ce que la norme ISO 9241-303 considère comme lisible — elle impose au moins 16 minutes d’arc et recommande 20 à 22. C’est mesurable, pas subjectif.
Le texte flou dans un seul logiciel a une cause précise. Windows classe les applications selon leur « conscience du DPI ». Une application moderne déclarée Per-Monitor V2 se redessine proprement à n’importe quelle échelle. Une application ancienne, qui ignore cette notion, est simplement agrandie comme une image : Windows l’étire, et le résultat est flou. C’est pour cette raison que votre logiciel métier peut être flou pendant que tout le reste du bureau est parfaitement net.
Les échelles entières valent mieux que les fractionnaires. À 200 %, chaque pixel logique occupe exactement quatre pixels physiques : la conversion est parfaite. À 125 % ou 150 %, le rapport n’est pas entier et certains éléments doivent être arrondis, ce qui produit des bordures irrégulières dans les applications mal écrites. C’est aussi la raison pour laquelle un écran 5K de 27 pouces, utilisé à 200 %, donne un résultat plus propre qu’une 4K à 150 % pour la même surface utile. C’est aussi la raison d’être des 27 pouces 5K du marché — Apple Studio Display et LG UltraFine — conçus précisément pour cette échelle entière.
Le multi-écran de densités différentes est le cas le plus pénible. Faire glisser une fenêtre d’un portable très dense vers un écran externe moins dense la fait changer de taille au passage, parfois avec un instant de flou le temps que l’application se redessine. Windows gère cela nettement moins bien que macOS, dont la philosophie consiste à rendre l’image en interne à une définition supérieure avant de la réduire.
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| Écran 27 pouces | Résolution | Échelle | Bureau réellement utile | Équivalence |
|---|---|---|---|---|
| Full HD | 1920 × 1080 | 100 % | 1920 × 1080 | Référence basse |
| QHD | 2560 × 1440 | 100 % | 2560 × 1440 | Zone sûre, aucun réglage |
| 4K | 3840 × 2160 | 100 % | 3840 × 2160 | Illisible en pratique |
| 4K | 3840 × 2160 | 125 % | 3072 × 1728 | Un peu plus qu’un QHD |
| 4K | 3840 × 2160 | 150 % | 2560 × 1440 | Exactement un QHD, en plus net |
| 4K | 3840 × 2160 | 200 % | 1920 × 1080 | Un Full HD, très net |
| 5K | 5120 × 2880 | 200 % | 2560 × 1440 | Un QHD, échelle entière parfaite |
Pourquoi votre écran n’affiche pas la résolution annoncée
Une image, c’est un débit. Si le câble ou le port ne le supporte pas, l’écran ne refuse pas de fonctionner : il dégrade silencieusement.
« Mon nouveau PC est lent, la souris saccade. » Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas le PC : c’est un écran 4K branché sur un port HDMI 1.4, qui plafonne alors à 30 images par seconde. Le pointeur saute d’une position à l’autre et tout paraît poussif — alors que la machine ne fait rien de mal.
Le principe : le débit nécessaire est le nombre de pixels multiplié par la fréquence et par la profondeur de couleur. Une 4K à 60 Hz demande environ 12,5 Gbit/s. Un HDMI 1.4 n’en offre que 8,2 utiles — d’où la chute à 30 Hz.
Les débits utiles ne sont pas les débits annoncés. Chaque norme perd une partie de sa bande passante dans l’encodage. Le HDMI 2.0 annonce 18 Gbit/s mais n’en délivre que 14,4. Le DisplayPort 1.4 annonce 32,4 et en délivre 25,9. C’est le débit utile qu’il faut comparer au besoin.
Le piège du « HDMI 2.1 » qui n’en est pas. La norme autorise un port à s’appeler 2.1 tout en fonctionnant encore en mode TMDSTransition-Minimized Differential SignalingLe mode de transmission historique du HDMI, plafonne a 18 Gbit/s. Un port annonce « HDMI 2.1 » qui fonctionne encore en TMDS n'offre pas les 48 Gbit/s attendus — un piege frequent sur les cartes graphiques et televiseurs d'entree de gamme. à 18 Gbit/s, sans le mode FRLFixed Rate LinkLe mode de transmission introduit par le HDMI 2.1, qui porte le debit a 48 Gbit/s. C'est lui qui rend possible le 4K a 120 Hz. Sans FRL, un port « 2.1 » reste au niveau du 2.0. qui apporte les 48 Gbit/s. Un port ainsi étiqueté n’offre alors pas mieux qu’un HDMI 2.0. Il faut vérifier la mention du débit, pas le numéro de version.
La compression DSCDisplay Stream CompressionCompression video normalisee par le VESA, consideree comme visuellement sans perte. Elle permet de faire passer une image trop lourde dans un cable qui ne suffirait pas. Souvent desactivee par defaut dans le menu de l'ecran. change la donne — quand elle est activée. Normalisée par le VESA et considérée comme visuellement sans perte, elle permet de faire passer une 4K à 240 Hz sur un DisplayPort 1.4. Elle est pourtant souvent désactivée par défaut dans le menu de l’écran, ce qui explique qu’une dalle annoncée à 144 Hz n’en propose que 120.
Le HDR coûte 25 % de débit supplémentaire. Passer de 8 à 10 bits par composante fait grimper le besoin d’un quart. Quand la marge est juste, la carte graphique bascule silencieusement en sous-échantillonnage 4:2:2 : l’image reste affichée, mais le texte rouge sur fond noir se met à franger. C’est le symptôme le plus reconnaissable de ce basculement.
L’USB-CUSB Type-C en mode DisplayPortUn cable USB-C peut transporter la video, les donnees et l'alimentation en meme temps. Mais les quatre voies du connecteur se partagent : donner deux voies a l'ecran fait retomber le port USB en debit reduit. partage ses voies. Un écran qui réclame quatre voies pour afficher de la 4K à 60 Hz ne laisse plus rien au reste : le port USB de la station d’accueil retombe alors en USB 2.0, et le disque externe passe de 900 à 40 Mo/s. La plupart des écrans offrent un réglage pour arbitrer entre définition et débit de données.
Le chaînage MSTMulti-Stream TransportFonction du DisplayPort qui permet de chainer plusieurs ecrans sur une seule sortie. Le debit total reste celui d'un seul cable : au troisieme ecran, il n'y a souvent plus assez de bande passante. macOS ne le gere pas en bureau etendu. partage un seul câble. Les débits de tous les écrans chaînés s’additionnent sur la même liaison : au troisième écran, il n’y a souvent plus assez de bande passante et la dalle reste noire. À noter que macOS ne gère pas le chaînage en bureau étendu — sur Mac, il faut un port par écran ou une station à technologie DisplayLink.
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| Connecteur | Débit utile | Maximum sans compression | Piège courant |
|---|---|---|---|
| HDMI 1.4 | 8,2 Gbit/s | 4K à 30 Hz seulement | La 4K s’affiche mais le pointeur saccade |
| HDMI 2.0 | 14,4 Gbit/s | 4K 60 Hz en 8 bits | 4K + HDR force le 4:2:2, texte frangé |
| HDMI 2.1 en TMDS | 14,4 Gbit/s | Équivalent à du 2.0 | « 2.1 » sans le mode FRL |
| HDMI 2.1 en FRL | ≈ 42 Gbit/s | 4K 120 Hz, 8K 30 Hz | Exige un câble Ultra High Speed |
| DisplayPort 1.2 | 17,3 Gbit/s | 4K 60 Hz | Deux QHD en chaînage passent mal |
| DisplayPort 1.4 | 25,9 Gbit/s | 4K 120 Hz, 5K 60 Hz | DSC souvent désactivé par défaut |
| DisplayPort 2.1 | 38,7 à 77,4 Gbit/s | 4K 144 à 240 Hz | « DP 2.1 » ne veut pas dire le débit maximal |
Débits utiles après encodage. Le besoin réel dépend aussi des temps de suppression du signal, qui varient selon la temporisation retenue par la carte graphique.
Quelle résolution pour quel poste de travail
La bonne résolution est celle qui vous évite d’avoir à toucher un réglage. Voici les combinaisons qui fonctionnent, métier par métier.
Deux repères suffisent à décider dans la plupart des cas. Un 24 pouces en Full HD et un 27 pouces en QHD tombent tous les deux dans la zone confortable et ne demandent aucune mise à l’échelle : on branche, on travaille. Ce sont les deux configurations qui posent le moins de problèmes en parc d’entreprise.
La 4K ne devient réellement pertinente qu’à partir de 32 pouces, taille à laquelle elle s’utilise sans agrandissement — ou sur des métiers d’image où la finesse est le produit lui-même.
Bureautique et tableurs. Le passage du Full HD au QHD sur 27 pouces apporte environ dix colonnes et vingt lignes de plus dans un tableur, sans rien changer à la taille des caractères. C’est le gain le plus concret et le plus immédiatement perçu par un utilisateur.
Comptabilité et saisie. Le critère n’est pas la définition mais la hauteur de caractère. Un 24 pouces Full HD ou un 27 pouces QHD répondent tous deux au besoin ; ce qui compte davantage est la stabilité de l’affichage et l’absence de scintillement sur une journée entière.
Bureaux d’études, CAO et DAO. Le besoin est la surface, pas la densité. Deux écrans 27 pouces QHD identiques battent un seul écran 4K : le plan reste en plein écran d’un côté, la note de calcul de l’autre. Une alternative élégante est l’ultrawide 34 pouces en 3440×1440, qui offre l’équivalent de deux 27 pouces sans coupure centrale — utile quand on suit une ligne de dessin d’un bord à l’autre. Un cran au-dessus, le 49 pouces Dual QHD (5120×1440) remplace littéralement deux 27 pouces QHD posés côte à côte : même densité d’environ 110 PPI, même surface, mais sans la barre centrale, avec un seul câble et un seul pied. C’est le format des salles de supervision, du trading et des postes multi-fenêtres intensifs. Les références du marché : côté professionnel, le Dell UltraSharp U4924DW (dalle IPS 60 Hz avec concentrateur USB-C et commutateur clavier-souris intégré pour piloter deux machines) et le LG 49WQ95C ; côté gaming, le Samsung Odyssey G9 pousse la même définition à 240 Hz. Trois précautions avant de le choisir : vérifier la connectique — il faut du DisplayPort 1.4 ou du HDMI 2.1 pour le piloter à sa fréquence nominale —, prévoir la profondeur de bureau qu’impose sa courbure, et savoir que le plein écran d’une seule application y devient absurde de largeur : ce format se travaille fenêtres ancrées par moitiés ou par tiers.
Retouche photo et vidéo. Ici la définition passe après la fidélité colorimétrique : une couverture Adobe RGB élevée et un affichage 10 bits pèsent plus lourd qu’un passage en 4K. Sur un poste de montage, l’intérêt de la 4K est surtout de loger l’interface autour d’une image de travail affichée pixel pour pixel.
Développement logiciel. On passe d’environ 48 lignes de code visibles en Full HD à environ 67 en QHD. Un second écran pivoté en portrait est souvent plus utile qu’une montée en définition.
Poste d’accueil, caisse et comptoir. Le Full HD reste le bon choix, et pas seulement pour le budget : les logiciels de caisse sont fréquemment anciens et mal adaptés à la mise à l’échelle. Les laisser tourner à 100 % évite tout flou.
Le cas des portables mérite d’être chiffré. Sur un même châssis, une dalle 4K coûte environ 40 % d’autonomie par rapport à une Full HD — des mesures sur ThinkPad X1 Extreme et Dell XPS 13 montrent des écarts de 36 à 49 % selon le protocole. C’est la raison principale pour laquelle la grande majorité des portables professionnels restent en Full HD ou en WUXGA.
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| Usage | Taille | Résolution | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Bureautique, messagerie, consultation | 24″ | Full HD | 92 PPI lisibles à 100 %, aucun réglage |
| Bureautique intensive, tableurs, ERP | 27″ | QHD | Dix colonnes et vingt lignes de plus |
| Comptabilité, saisie | 24″ ou 27″ | Full HD ou QHD | La hauteur de caractère prime |
| CAO, bureau d’études | 2 × 27″ | 2 × QHD | Plan d’un côté, calcul de l’autre |
| CAO, alternative sans coupure | 34″ ultrawide | 3440 × 1440 | Surface de deux 27″ d’un seul tenant |
| Supervision, trading, multi-fenêtres | 49″ | 5120 × 1440 | Deux 27″ QHD sans coupure, un seul câble |
| Grands plans, maquettes 3D | 32″ | 4K | Seule taille où la 4K sert à 100 % |
| Retouche photo | 27″ ou 32″ | QHD minimum | La colorimétrie prime sur la définition |
| Développement | 27″ + un portrait | QHD | 67 lignes de code contre 48 |
| Accueil, caisse, comptoir | 15,6″ à 24″ | Full HD | Logiciels anciens, à laisser à 100 % |
| Affichage client, vitrine | 43″ et plus | 4K | Sous 55 PPI, le Full HD pixellise |
Les modèles cités dans le texte (Dell UltraSharp U4924DW, LG 49WQ95C, Samsung Odyssey G9, Apple Studio Display, LG UltraFine) sont des références du marché citées à titre de repère — disponibilité sur demande de devis.
Quelques écrans du catalogue correspondant à ces recommandations :
Du symptôme à la cause réelle
La plupart des problèmes d’affichage se diagnostiquent en moins d’une minute, à condition de savoir quoi regarder.
| Ce que dit l’utilisateur | Cause la plus probable | Vérification | Correctif |
|---|---|---|---|
| « Le PC est lent, la souris saccade » | 4K bloquée à 30 Hz sur HDMI 1.4 | Paramètres → Affichage avancé → fréquence | Passer en DisplayPort ou en HDMI 2.0 |
| « Le texte rouge est flou et frangé » | Bascule en 4:2:2 faute de débit | Panneau du pilote : format de couleur | Désactiver le HDR ou forcer 8 bits |
| « Mon 144 Hz ne propose que 120 » | DSC désactivé ou câble limité | Menu de l’écran : version DisplayPort | Activer DSC, ou câble certifié |
| « Le 3ᵉ écran chaîné reste noir » | Bande passante du chaînage épuisée | Additionner les débits requis | Sortie séparée, ou baisser la définition |
| « Le disque externe est passé à 40 Mo/s » | L’écran USB-C a pris toutes les voies | Menu de l’écran : haute résolution / haut débit | Arbitrer selon le besoin réel |
| « Un seul logiciel est flou » | Application non compatible avec la mise à l’échelle | Paramètres → Affichage → Échelle | Activer la correction du flou, ou 100 % |
| « Les écrans se dupliquent au lieu de s’étendre » | macOS ne gère pas le chaînage étendu | Vérifier s’il s’agit d’un Mac | Un port par écran, ou station DisplayLink |
Les sigles de l’affichage, expliqués
De quoi lire une fiche technique d’écran sans rien laisser passer.
- PPI
- Pixels Per Inch — pixels par pouceNombre de pixels par pouce de dalle. C'est la vraie mesure de finesse : une resolution ne veut rien dire sans la taille de l'ecran. 24 pouces en Full HD donnent 92 PPI, 27 pouces avec la meme resolution tombent a 82 PPI.
- PPD
- Pixels Per Degree — pixels par degreNombre de pixels que l'oeil percoit dans un degre de son champ de vision. Contrairement au PPI, il tient compte de la distance : c'est lui qui dit si vous distinguez encore les pixels. Au-dela de 60 PPD, un oeil de 10/10 ne les separe plus.
- arcmin
- Minute d'arcUn soixantieme de degre. C'est l'unite de l'acuite visuelle : une vision de 10/10 distingue deux points separes d'une minute d'arc. En dessous de cette taille apparente, un pixel devient invisible.
- UHD
- Ultra High DefinitionLe format grand public 3840×2160, normalise par l'UIT et le SMPTE. C'est exactement le double du Full HD dans chaque dimension, donc quatre fois plus de pixels. C'est ce que designe « 4K » sur 99 % des produits vendus.
- DCI
- Digital Cinema InitiativesLe consortium des studios de cinema qui a defini le vrai 4K : 4096×2160. Plus large que l'UHD de 256 colonnes, soit 6,7 % de pixels en plus. On ne le trouve que sur des moniteurs de reference et des projecteurs de salle.
- DPI
- Dots Per Inch — mise a l'echelle systemeLe reglage de Windows ou macOS qui agrandit l'interface pour compenser une forte densite de pixels. A 150 %, un texte de 10 points s'affiche comme du 15 points. C'est ce qui rend une dalle 4K de 27 pouces lisible.
- IPS
- In-Plane SwitchingTechnologie de dalle offrant des angles de vision larges et des couleurs stables, au prix d'un contraste plus faible qu'une dalle VA. C'est le choix par defaut en bureautique et en creation.
- DSC
- Display Stream CompressionCompression video normalisee par le VESA, consideree comme visuellement sans perte. Elle permet de faire passer une image trop lourde dans un cable qui ne suffirait pas. Souvent desactivee par defaut dans le menu de l'ecran.
- MST
- Multi-Stream TransportFonction du DisplayPort qui permet de chainer plusieurs ecrans sur une seule sortie. Le debit total reste celui d'un seul cable : au troisieme ecran, il n'y a souvent plus assez de bande passante. macOS ne le gere pas en bureau etendu.
- TMDS
- Transition-Minimized Differential SignalingLe mode de transmission historique du HDMI, plafonne a 18 Gbit/s. Un port annonce « HDMI 2.1 » qui fonctionne encore en TMDS n'offre pas les 48 Gbit/s attendus — un piege frequent sur les cartes graphiques et televiseurs d'entree de gamme.
- FRL
- Fixed Rate LinkLe mode de transmission introduit par le HDMI 2.1, qui porte le debit a 48 Gbit/s. C'est lui qui rend possible le 4K a 120 Hz. Sans FRL, un port « 2.1 » reste au niveau du 2.0.
- HBR3
- High Bit Rate 3Le palier de debit du DisplayPort 1.4 : 32,4 Gbit/s bruts, environ 26 Gbit/s utiles. C'est aujourd'hui le standard sur les cartes graphiques et les stations d'accueil professionnelles.
- USB-C
- USB Type-C en mode DisplayPortUn cable USB-C peut transporter la video, les donnees et l'alimentation en meme temps. Mais les quatre voies du connecteur se partagent : donner deux voies a l'ecran fait retomber le port USB en debit reduit.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande le plus souvent au moment de choisir un écran.
Quelle différence entre 4K et UHD ?
Une 4K affiche-t-elle plus de choses qu’une QHD ?
Quelle est la meilleure combinaison taille / résolution en bureautique ?
Le 27 pouces en Full HD est-il un mauvais choix ?
Pourquoi mon écran 4K est-il limité à 30 Hz ?
Pourquoi un seul de mes logiciels affiche-t-il du texte flou ?
Vaut-il mieux deux écrans QHD ou un seul 4K ?
Une dalle 4K sur un portable, est-ce utile ?
Qu’apporte le format 16:10 qui revient sur les portables ?
Faut-il un câble particulier pour la 4K ?
Un écran 49 pouces peut-il remplacer deux écrans ?
YouShop DZ conseille-t-il sur le choix des écrans ?
Un parc d’écrans à renouveler ?
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