Livraison dans les 69 wilayas

Fin de Windows 10 : que faire de votre parc informatique ?

Le support est terminé depuis octobre 2025 et un PC algérien sur trois tourne encore sous Windows 10. Échéances réelles, sursis ESU (dont une voie gratuite méconnue), compatibilité Windows 11 et plan de tri poste par poste — vérifié en août 2026.

Guide parc informatique

Fin de Windows 10 : que faire de votre parc, poste par poste

Le support s’est arrêté le 14 octobre 2025, et pourtant un PC algérien sur trois tourne encore dessus. Rien n’a cassé ce jour-là — c’est précisément le piège. Échéances réelles, options de sursis (dont une gratuite que presque personne ne connaît), compatibilité Windows 11 et plan de tri par type de poste : le guide complet, vérifié en août 2026.

Le calendrier

Le 14 octobre 2025, rien n’a cassé — et c’est exactement le problème

La fin de support n’est pas une panne, c’est un arrêt silencieux des réparations. Le système démarre, imprime, se connecte — et accumule chaque mois des failles que plus personne ne corrige.

Un PC sous Windows 10 sans couverture, c’est un magasin dont le serrurier a cessé de fabriquer des clés : la porte ferme encore très bien, mais chaque nouvelle technique de crochetage découverte depuis octobre 2025 fonctionne dessus pour toujours — tant qu’on ne s’abonne pas aux réparations.

Depuis cette date, la fin du support standard (EOLEnd Of Life — fin de vieDate apres laquelle un logiciel ne recoit plus aucun correctif de securite. Le systeme continue de fonctionner : c'est precisement le piege — rien ne casse le jour J, le risque s'accumule en silence a chaque faille publiee.) signifie : plus de correctifs qualité, plus de support technique, et des correctifs de sécurité réservés aux machines inscrites au programme ESUExtended Security Updates — mises a jour de securite etenduesLe programme payant de Microsoft qui prolonge les correctifs de securite de Windows 10 apres la fin du support. Uniquement les failles critiques et importantes : aucune nouveaute, aucun correctif de confort, aucun support technique.. Dix mois plus tard, plus de 1 500 vulnérabilités Microsoft ont été publiées — dont environ 400 pour le seul mois d’août 2026.

Où en est le monde réel, chiffres de juillet 2026. D’après StatCounter, Windows 10 représente encore 29,8 % des PC Windows dans le monde — et 32,4 % en Algérie, un poste sur trois. L’Afrique dans son ensemble (27,3 %) a paradoxalement basculé un peu plus vite que la moyenne mondiale. Côté entreprises, Omdia comptait environ 550 millions de postes professionnels sous Windows 10 fin 2025, dont près de la moitié qui ne migreront pas à temps — mélange d’incompatibilité matérielle et de retards budgétaires. Les PME sont plus en retard que les grands comptes.

Ce qui reste réellement supporté après octobre 2025. Trois lignées survivent, souvent confondues : Windows 10 Enterprise LTSCLong-Term Servicing ChannelEdition de Windows destinee aux equipements qui ne doivent jamais changer (bornes, industriel, medical), supportee bien plus longtemps que les editions classiques. Ce n'est pas une echappatoire pour un parc bureautique : licence en volume specifique et fonctionnalites absentes. 2021 est couvert jusqu’au 12 janvier 2027 (moins de cinq mois désormais) ; LTSC 2019, paradoxalement, va plus loin — janvier 2029 en support étendu ; et Windows 10 IoT Enterprise LTSC 2021 tient jusqu’au 13 janvier 2032. Attention au malentendu : LTSC n’est pas une échappatoire pour un parc bureautique. C’est un canal de licence en volume distinct, pensé pour les équipements figés — bornes, terminaux points de vente, machines industrielles — qui exige une réinstallation complète, pas une simple clé.

Microsoft 365 en sursis parallèle. Les applications Microsoft 365 (Word, Excel, Outlook…) reçoivent leur dernière mise à jour de fonctionnalités sur Windows 10 ce mois-ci en canal entreprise mensuel (version d’août 2026), janvier 2027 pour le canal semi-annuel — puis uniquement des correctifs de sécurité jusqu’au 10 octobre 2028. Après cette date, plus rien : la bureautique elle-même décroche.

La lecture d’ensemble du calendrier : pour un parc d’entreprise standard sous ESU, l’horizon ferme est le 10 octobre 2028. Les particuliers s’arrêtent avant (octobre 2027), les équipements IoT LTSC après (2032). Toute planification sérieuse part de ces dates — pas de « on verra ».

Lire la suiteRéduire
DateÉchéanceOù on en est (août 2026)
14 oct. 2025Fin du support standard Windows 10 22H2, toutes éditionsPassé — 10 mois de failles accumulées sans couverture
13 oct. 2026Fin de l’année 1 de l’ESU entreprise — l’année 2 double le tarifDans 7 semaines : décision de renouvellement imminente
12 janv. 2027Fin de Windows 10 Enterprise LTSC 2021 (hors IoT)Moins de 5 mois
12 oct. 2027Fin de l’ESU grand public — prolongé d’un an en juin 2026Inscription encore possible jusqu’à cette date
10 oct. 2028Fin de l’ESU entreprise (année 3) et des correctifs Microsoft 365 sur W10L’horizon ferme de tout parc d’entreprise
9 janv. 2029Fin du support étendu de LTSC 2019Équipements dédiés
13 janv. 2032Fin de Windows 10 IoT Enterprise LTSC 2021Le dernier Windows 10 encore vivant
32,4 %
des PC Windows en Algérie encore sous Windows 10 (StatCounter, juil. 2026)
+1 500
vulnérabilités Microsoft publiées depuis la fin du support
7 semaines
avant le doublement du tarif ESU entreprise (13 oct. 2026)
10 oct. 2028
l’horizon ferme d’un parc d’entreprise sous ESU
Le risque réel

Ce qui arrive concrètement à un poste non couvert

Le danger n’est pas théorique : les attaquants relisent chaque correctif mensuel de Microsoft pour identifier les failles — puis les exploitent sur les machines qui ne l’ont pas reçu.

Chaque Patch TuesdayPatch TuesdayLe deuxieme mardi de chaque mois, jour de publication des correctifs de securite Microsoft. C'est le rythme qu'un poste sans ESU ne suit plus : chaque mois qui passe ajoute son lot de failles corrigees partout sauf chez lui. est une liste de courses publiée : « voici les 400 serrures que nous venons de changer ». Pour un parc à jour, c’est une protection. Pour un parc figé, c’est un mode d’emploi.

Exemple documenté du mois dernier : une faille du pilote réseau de Windows (élévation de privilèges vers SYSTEM, corrigée au Patch Tuesday d’août 2026) était activement exploitée par le groupe Lazarus dans une campagne d’espionnage, et inscrite au catalogue des vulnérabilités exploitées de la CISA. Windows 10 est affecté — le correctif n’y est distribué que via l’ESUExtended Security Updates — mises a jour de securite etenduesLe programme payant de Microsoft qui prolonge les correctifs de securite de Windows 10 apres la fin du support. Uniquement les failles critiques et importantes : aucune nouveaute, aucun correctif de confort, aucun support technique..

La nuance qui compte sur ce type de faille. Les mises à jour Windows étant cumulatives, un poste qui s’inscrit à l’ESU plus tard récupère les correctifs manqués : il n’est pas « vulnérable à vie », il est vulnérable tant qu’il n’est pas inscrit. Et les éditions LTSC encore en support reçoivent ces correctifs normalement, sans ESU. La fenêtre d’exposition est donc un choix de gestion — pas une fatalité.

Les risques indirects, souvent plus coûteux que l’attaque elle-même. Les questionnaires d’assurance cyber demandent couramment si des systèmes en fin de support sont en production : une réponse positive peut alourdir la prime, imposer des mesures compensatoires, voire fonder une exclusion de garantie — chaque police diffère, mais la question est devenue standard. En conformité bancaire et monétique, le standard PCI DSS 4.0 exige les correctifs critiques sous un mois (exigence 6.3.3) — impossible sans ESU — et une revue périodique confirmant que les technologies sont encore supportées, avec plan de sortie pour celles en fin de vie (12.3.4). En audit ISO 27001 ou dans une analyse RGPD, un système d’exploitation non corrigé constitue l’écart classique. À l’inverse, un poste sous ESU actif reste « supporté pour les correctifs de sécurité » et se défend en audit.

L’érosion logicielle, plus sournoise que les failles. Les éditeurs abandonnent progressivement Windows 10 : les navigateurs suivront leur propre calendrier, les logiciels métiers certifient leurs nouvelles versions sur Windows 11 uniquement, les pilotes des nouveaux périphériques ne sont plus testés sur l’ancien système. Le poste devient une île — encore fonctionnelle, de moins en moins raccordable.

Et l’argument « on a un antivirus » ne tient pas : un antivirus détecte des programmes malveillants, il ne rebouche pas les trous du système par lesquels ils entrent. Les deux protections sont complémentaires — c’est tout l’objet de notre guide antivirus, EDR et XDR.

Lire la suiteRéduire
Le sursis

ESU : acheter du temps — et la voie gratuite que presque personne ne connaît

Le programme de mises à jour étendues n’est pas une solution, c’est un pont. Bien utilisé, il transforme une migration paniquée en renouvellement étalé sur trois budgets.

L’information passée inaperçue : fin juin 2026, Microsoft a discrètement prolongé l’ESU grand public d’une année entière, jusqu’au 12 octobre 2027 — par simple mise à jour de sa documentation, sans communiqué. Et il existe une voie 100 % gratuite : activer la synchronisation des paramètres avec un compte Microsoft suffit. Beaucoup de contenus rédigés avant juin 2026 affirment encore que tout s’arrête en octobre 2026 : ils sont périmés.

Un artisan avec trois PC de boutique peut, en dix minutes et pour zéro dinar, rester couvert jusqu’en octobre 2027 — deux ans complets après la « fin » officielle de Windows 10.

Côté entreprise, la mécanique est différente — et cumulative. 61 $ par poste pour l’année 1, 122 $ pour l’année 2, 244 $ pour l’année 3 : le tarif double chaque année, et entrer en cours de route oblige à payer les années précédentes. Trois ans complets coûtent 427 $ par poste — l’ordre de grandeur d’une unité centrale neuve d’entrée de gamme professionnelle. Le message tarifaire de Microsoft est limpide : l’ESU est conçu pour être un pont, pas une résidence. Seuls les correctifs classés critiques et importants sont fournis — aucune nouveauté, aucun correctif de confort, aucun support technique. Le secteur éducatif, lui, paie un tarif symbolique : 1, 2 puis 4 $ par poste.

La voie cloud, gratuite et méconnue. Les machines virtuelles Windows 10 hébergées dans Windows 365, Azure Virtual Desktop et les services Azure listés par Microsoft reçoivent l’ESU automatiquement, sans surcoût. Plus intéressant pour un parc physique : un PC Windows 10 qui accède à un Cloud PC Windows 365 est couvert gratuitement pendant toute la durée du programme. Un cabinet de vingt comptables aux machines incompatibles peut ainsi travailler sous Windows 11 dans le cloud depuis ses vieux postes transformés en clients légers — patchés gratuitement jusqu’en 2028 — le temps d’étaler le renouvellement sur trois budgets. Le calcul reste à faire : l’abonnement Windows 365 coûte bien plus que l’ESU seul, il ne se justifie que si la virtualisation du poste était déjà dans le plan.

Le filet du dernier recours : les micro-correctifs tiers. La société ACROS Security (0patch) s’engage à corriger les failles critiques de Windows 10 22H2 au moins cinq ans après octobre 2025, soit jusqu’en 2030 au minimum, pour environ 25 € par poste et par an. C’est un agent résident qui applique des rustines en mémoire, sans redémarrage — couvrant uniquement les failles critiques sélectionnées. Pour un poste métier verrouillé qu’aucune autre option ne peut traiter, c’est le prolongateur après la fin de l’ESU — pas un substitut de première intention.

Le point non négociable : l’ESU grand public (compte Microsoft, 10 appareils maximum) n’est pas licite pour un parc géré d’entreprise. Il concerne les particuliers, indépendants et très petites structures. Un parc administré passe par la licence en volume — ou par l’une des voies cloud.

Lire la suiteRéduire
OptionPublicCoûtCouvertureConditions clés
ESU entreprise an 1Organisations61 $/postejusqu’au 13 oct. 2026Windows 10 22H2 à jour ; achat par année entière
ESU entreprise an 2Organisations122 $/postejusqu’au 12 oct. 2027Cumulatif : entrer ici oblige à payer l’an 1
ESU entreprise an 3Organisations244 $/postejusqu’au 10 oct. 2028 — fin définitiveTotal 3 ans : 427 $ ≈ une UC neuve d’entrée de gamme
ESU éducationÉcoles, universités1 / 2 / 4 $ par anmêmes fenêtresLicences éducation éligibles
ESU grand publicParticuliers, TPE (≤ 10 PC/compte)Gratuit (sync. paramètres) ou 30 $ une foisjusqu’au 12 oct. 2027 — prolongé en juin 202622H2 + compte Microsoft administrateur
ESU via le cloudVM et accès Windows 365Inclusjusqu’au 10 oct. 2028VM hébergée ou licence Windows 365 active
0patch (tiers)Tous≈ 25 €/poste/anau moins jusqu’en 2030Failles critiques sélectionnées uniquement
Le tri

Compatible Windows 11 ou pas : comment trancher, machine par machine

Le repère de terrain tient en une phrase : un PC professionnel livré neuf à partir de fin 2018 passe presque toujours. Avant, il faut vérifier — et souvent, la machine est compatible sans le savoir.

Le cas le plus fréquent en inventaire : la puce TPM 2.0Trusted Platform Module 2.0Puce de securite qui stocke les cles de chiffrement et verifie l'integrite du demarrage. C'est l'exigence de Windows 11 qui disqualifie le plus de machines anciennes — presente mais souvent desactivee dans le BIOS des PC 2016-2018. est bien présente sur la carte mère, mais désactivée dans le BIOS depuis l’usine. La machine est déclarée « incompatible » alors que trente secondes dans les réglages suffisent.

L’exigence processeur est la vraie ligne de partage : Intel 8e génération (fin 2017) ou AMD Zen 2 et plus récents. Notre guide des générations de processeurs aide à situer chaque machine du parc.

La liste complète des exigences, et ce qui se contourne ou non. Processeur sur la liste officielle Microsoft, TPM 2.0Trusted Platform Module 2.0Puce de securite qui stocke les cles de chiffrement et verifie l'integrite du demarrage. C'est l'exigence de Windows 11 qui disqualifie le plus de machines anciennes — presente mais souvent desactivee dans le BIOS des PC 2016-2018. activé (les versions firmware Intel PTT et AMD fTPM comptent), démarrage UEFIUnified Extensible Firmware InterfaceLe successeur du BIOS : le logiciel embarque qui demarre la machine. Windows 11 exige un demarrage UEFI avec partitionnement GPT — les vieilles installations en mode BIOS/MBR doivent etre converties avant migration. avec Secure BootDemarrage securise UEFIVerifie a l'allumage que le systeme charge n'a pas ete remplace par un logiciel malveillant. Exige par Windows 11, disponible sur la quasi-totalite des machines UEFI depuis 2012, mais parfois desactive., 4 Go de RAM et 64 Go de stockage minimum. Depuis la version 24H2, s’ajoute une exigence invisible mais absolue : les instructions processeur SSE4.2 et POPCNT, présentes matériellement ou pas. Aucun contournement logiciel n’ajoute une instruction à un processeur — les machines antérieures à ~2009 côté Intel Core sont éliminées définitivement, quel que soit l’outil utilisé.

Pourquoi un parc d’entreprise ne contourne pas les exigences. Les outils type Rufus ou clés de registre permettent d’installer Windows 11 sur des machines hors liste — Microsoft prévient que les mises à jour n’y sont pas garanties. Pour un poste personnel de bricoleur averti, c’est un choix. Pour un parc, c’est reconstruire le problème qu’on cherche à fuir : une flotte au comportement de mise à jour imprévisible, indéfendable en audit. La seule exception raisonnable : réactiver un TPM désactivé ou convertir un disque MBR en GPTGUID Partition TableSchema de partitionnement moderne des disques, requis pour le demarrage UEFI donc pour Windows 11. Les disques initialises a l'ancienne (MBR) se convertissent sans perte avec l'outil mbr2gpt de Microsoft. avec l’outil Microsoft mbr2gpt — ce n’est pas un contournement, c’est une mise en conformité.

Industrialiser l’inventaire plutôt que vérifier à la main. Sur dix postes, l’outil PC Health Check suffit. Sur cent, un inventaire centralisé (Intune, Configuration Manager, ou un outil d’inventaire réseau) sort en une passe la liste exacte des compatibles, des « compatibles après activation TPM » et des condamnés — c’est la donnée d’entrée du plan de la section suivante. Une mise à niveau vers 8 ou 16 Go de RAM au passage est presque toujours le bon investissement : voir notre guide mémoire RAM.

Lire la suiteRéduire
CritèreExigenceContournable ?Verdict parc
ProcesseurIntel ≥ 8e gén. (fin 2017) / AMD ≥ Zen 2Oui, mais MAJ non garantiesVérifier le modèle exact sur la liste Microsoft
Instructions SSE4.2 + POPCNTObligatoires depuis 24H2Non — matérielÉliminatoire absolu
TPMTPM 2.0 activé (fTPM / PTT acceptés)Souvent juste désactivéVérifier le BIOS avant de condamner
MicrologicielUEFI + Secure BootMBR→GPT convertible (mbr2gpt)Convertir, pas contourner
RAM / stockage4 Go / 64 Go minimumViser 8-16 Go pour un poste pro
Repère terrainPC pro livré neuf à partir de fin 2018Quasi toujours compatible
La décision

Le plan de tri, poste par poste

Il n’y a pas une réponse pour « le parc » : il y a une réponse par type de poste. Le tri se fait sur deux axes — compatible ou non, critique ou non.

La règle de priorité : les postes exposés d’abord. Une machine incompatible qui manipule la comptabilité, les données clients ou qui voyage en déplacement ne se « met pas sous ESU en attendant » — elle se remplace en premier. L’ESU sert aux postes banals dont le remplacement peut attendre un budget suivant.

Compatible → migrer, gratuitement, par vagues. La mise à niveau vers Windows 11 est sans coût de licence. Le vrai travail est la recette applicative : tester les logiciels métiers sur un pilote de quelques postes par service, puis dérouler. Viser la fin des vagues avant le 13 octobre 2026 évite de payer une année 2 d’ESU au tarif doublé pour des machines qui auraient pu être migrées.

Incompatible et banal → ESU comme pont, remplacement planifié. C’est le cas d’école du sursis : 61 $ l’année 1 pour lisser le renouvellement sur deux ou trois budgets, avec une sortie ferme avant octobre 2028. L’erreur à ne pas commettre : payer l’ESU sans plan de sortie — le tarif doublant chaque année est précisément conçu pour punir cette dérive.

Incompatible et critique → remplacement prioritaire, maintenant. Pour ces postes, l’ESU n’est pas une économie, c’est un risque assurantiel et de conformité assumé sur les machines qui peuvent le moins se le permettre. En commande de volume, la livraison en FreeDOSFreeDOSSysteme libre minimal preinstalle sur les PC vendus « sans Windows ». L'interet pour une entreprise : payer le materiel sans la licence, puis deployer sa propre image Windows avec ses licences en volume — le mode de livraison privilegie des parcs. permet de payer le matériel sans licence et de déployer votre propre image — notre article FreeDOS ou Windows 11 Pro détaille l’arbitrage.

Poste métier verrouillé sur Windows 10 (logiciel certifié uniquement dessus, machine pilotée par un équipement) → ESU jusqu’en 2028, puis micro-correctifs tiers, et surtout isolement réseau : un poste condamné à vieillir se cloisonne — segment dédié, accès sortants réduits au strict besoin.

Équipement dédié (borne, caisse, affichage) → la voie IoT LTSCLong-Term Servicing ChannelEdition de Windows destinee aux equipements qui ne doivent jamais changer (bornes, industriel, medical), supportee bien plus longtemps que les editions classiques. Ce n'est pas une echappatoire pour un parc bureautique : licence en volume specifique et fonctionnalites absentes. via l’intégrateur ou l’OEM, supportée jusqu’en 2032. Postes virtualisables (saisie, centre d’appels) → Windows 365 : Windows 11 dans le cloud, ESU du terminal physique inclus.

Lire la suiteRéduire
Type de posteCompatible W11 ?Option recommandéeHorizon
Bureautique standardOuiMigration gratuite par vagues, recette applicative légèreAvant le 13 oct. 2026
Bureautique standardNonESU an 1-2 comme pont + remplacement étaléSortie au plus tard oct. 2028
Poste critique ou exposéNonRemplacement prioritaire — l’ESU n’est pas fait pour luiImmédiat
Poste métier verrouillé W10Peu importeESU → 2028, puis 0patch + isolement réseau2028-2030
Équipement dédié (borne, TPV)Souvent nonWindows 10 IoT LTSC via intégrateurJusqu’en 2032
Poste virtualisableNonWindows 365 Cloud PC — ESU du terminal inclus2028
Poste simple mono-usageNonLinux ou ChromeOS Flex — gratuit et maintenuSelon besoin

Pour les remplacements, quelques configurations Windows 11 de notre catalogue :

En commande de volume, ces machines se livrent aussi en FreeDOS pour le déploiement de votre propre image — voir l’article dédié.

Après

La seconde vie des machines écartées

Un PC incompatible avec Windows 11 n’est pas un déchet : c’est une machine qui ne peut plus faire tourner un système précis — nuance qui vaut de l’argent et du carbone.

Deux débouchés sérieux : le reclassement interne sous un système maintenu (Linux Mint ou Ubuntu LTS pour un poste de consultation, ChromeOS Flex pour un poste web pur — Google en a fait un axe majeur avec un gisement estimé à 500 millions de PC Windows 10 dans le monde), et la revente au reconditionnement, qui récupère une valeur résiduelle.

L’étape non négociable avant toute sortie : l’effacement certifié des disques. Un disque revendu ou donné sans effacement conforme est une fuite de données en puissance — et une non-conformité RGPD caractérisée si des données personnelles y figuraient. L’effacement logiciel certifié (avec rapport) ou la destruction physique pour les disques défaillants sont les deux seules sorties propres. Le formatage rapide n’efface rien.

L’argument environnemental, avec ses ordres de grandeur honnêtes. La filière du reconditionnement avance environ 300 kg de CO2 évités par portable reconditionné ; les analyses de cycle de vie publiques situent la fabrication d’un portable entre 150 et 300 kg CO2e — l’ordre de grandeur est cohérent même si le chiffre précis dépend de la méthodologie. Ce qui est certain : prolonger la vie d’une machine dont la fabrication est déjà amortie est presque toujours le meilleur geste environnemental disponible en informatique.

Le tri se fait aussi par la RAM et le stockage : une machine de 2017 avec 8 Go et un SSD reste un excellent poste Linux de consultation pendant des années — voir nos guides mémoire et stockage pour ces mises à niveau à petit budget.

Lire la suiteRéduire
À corriger

Cinq idées reçues qui coûtent cher

Les phrases qu’on entend le plus souvent — et ce que les faits en disent.

« Ça marche encore très bien, donc il n’y a pas de problème »
La fin de support ne casse rien — elle arrête les réparations. Le système fonctionne parfaitement pendant que les failles s’accumulent : plus de 1 500 vulnérabilités publiées depuis octobre 2025, corrigées partout sauf sur les postes non couverts. Le risque est invisible jusqu’au jour où il ne l’est plus.
« On a un bon antivirus, ça compense »
Un antivirus détecte des programmes malveillants ; il ne rebouche pas les trous du système par lesquels ils entrent. Une faille du pilote réseau exploitée par un groupe étatique passe sous le radar du meilleur antivirus. Les deux protections sont complémentaires, jamais substituables.
« Je vais installer Windows 11 avec Rufus sur tout le parc »
Sur les machines hors liste, Microsoft ne garantit pas les mises à jour — on échange un système sans correctifs contre un système aux correctifs incertains. Et depuis la version 24H2, les instructions processeur manquantes sont rédhibitoires : aucun outil n’ajoute une instruction à une puce. Réactiver un TPM désactivé, oui ; contourner, non.
« L’ESU coûte trop cher, on va juste attendre »
Pour un particulier ou une TPE, l’ESU est gratuit jusqu’en octobre 2027 — il suffit de s’inscrire. Pour une entreprise, 61 $ par poste la première année est souvent le prix d’un renouvellement bien étalé plutôt que précipité. Ce qui coûte cher, c’est l’année 3 à 244 $ — le tarif est conçu pour punir l’attentisme, pas le pont.
« On passera en LTSC, c’est supporté jusqu’en 2032 »
Le Windows 10 supporté jusqu’en 2032 est l’édition IoT Enterprise LTSC — un canal de licence en volume pour équipements dédiés, qui exige une réinstallation complète et n’est pas prévu pour la bureautique. La LTSC 2021 classique s’arrête, elle, en janvier 2027 : dans moins de cinq mois.
Lexique

Les sigles de ce guide, expliqués

De quoi lire n’importe quelle fiche technique sans rien laisser passer.

EOL
End Of Life — fin de vieDate apres laquelle un logiciel ne recoit plus aucun correctif de securite. Le systeme continue de fonctionner : c'est precisement le piege — rien ne casse le jour J, le risque s'accumule en silence a chaque faille publiee.
ESU
Extended Security Updates — mises a jour de securite etenduesLe programme payant de Microsoft qui prolonge les correctifs de securite de Windows 10 apres la fin du support. Uniquement les failles critiques et importantes : aucune nouveaute, aucun correctif de confort, aucun support technique.
TPM 2.0
Trusted Platform Module 2.0Puce de securite qui stocke les cles de chiffrement et verifie l'integrite du demarrage. C'est l'exigence de Windows 11 qui disqualifie le plus de machines anciennes — presente mais souvent desactivee dans le BIOS des PC 2016-2018.
Secure Boot
Demarrage securise UEFIVerifie a l'allumage que le systeme charge n'a pas ete remplace par un logiciel malveillant. Exige par Windows 11, disponible sur la quasi-totalite des machines UEFI depuis 2012, mais parfois desactive.
UEFI
Unified Extensible Firmware InterfaceLe successeur du BIOS : le logiciel embarque qui demarre la machine. Windows 11 exige un demarrage UEFI avec partitionnement GPT — les vieilles installations en mode BIOS/MBR doivent etre converties avant migration.
GPT
GUID Partition TableSchema de partitionnement moderne des disques, requis pour le demarrage UEFI donc pour Windows 11. Les disques initialises a l'ancienne (MBR) se convertissent sans perte avec l'outil mbr2gpt de Microsoft.
LTSC
Long-Term Servicing ChannelEdition de Windows destinee aux equipements qui ne doivent jamais changer (bornes, industriel, medical), supportee bien plus longtemps que les editions classiques. Ce n'est pas une echappatoire pour un parc bureautique : licence en volume specifique et fonctionnalites absentes.
FreeDOS
FreeDOSSysteme libre minimal preinstalle sur les PC vendus « sans Windows ». L'interet pour une entreprise : payer le materiel sans la licence, puis deployer sa propre image Windows avec ses licences en volume — le mode de livraison privilegie des parcs.
Patch Tuesday
Patch TuesdayLe deuxieme mardi de chaque mois, jour de publication des correctifs de securite Microsoft. C'est le rythme qu'un poste sans ESU ne suit plus : chaque mois qui passe ajoute son lot de failles corrigees partout sauf chez lui.
FAQ

Questions fréquentes sur la fin de Windows 10

Les questions que nous posent le plus souvent les entreprises.

Mon PC sous Windows 10 va-t-il s’arrêter de fonctionner ?
Non. Il démarre, fonctionne et s’active normalement — et continuera. Ce qui s’est arrêté le 14 octobre 2025, c’est la correction des failles de sécurité pour les machines non couvertes par un programme de mises à jour étendues. Le risque ne se voit pas à l’usage : il s’accumule à chaque faille publiée.
Existe-t-il vraiment une couverture gratuite jusqu’en 2027 ?
Oui, pour les particuliers et très petites structures : le programme ESU grand public, prolongé en juin 2026 jusqu’au 12 octobre 2027, est gratuit en activant la synchronisation des paramètres avec un compte Microsoft (ou via 1 000 points Rewards, ou 30 $ une fois pour jusqu’à 10 appareils). Il faut Windows 10 22H2 à jour et un compte Microsoft administrateur. Cette voie n’est pas licite pour un parc d’entreprise géré, qui passe par la licence en volume.
Combien coûte l’ESU pour une entreprise ?
61 dollars par poste la première année (jusqu’en octobre 2026), 122 la deuxième, 244 la troisième — cumulatif : entrer en année 2 oblige à payer l’année 1. Trois ans complets valent 427 dollars par poste, l’ordre de grandeur d’une unité centrale neuve d’entrée de gamme : le tarif est délibérément conçu pour financer un pont, pas une résidence.
Comment savoir si mes machines sont compatibles Windows 11 ?
Le repère rapide : un PC professionnel livré neuf à partir de fin 2018 (Intel 8e génération, AMD Zen 2) passe presque toujours. Pour trancher : PC Health Check sur quelques postes, un inventaire centralisé au-delà. Vérifiez le BIOS avant de condamner une machine — le TPM 2.0 y est très souvent présent mais désactivé.
Puis-je forcer Windows 11 sur un PC non compatible ?
Techniquement oui sur une partie des machines, mais Microsoft n’y garantit pas les mises à jour — et depuis la version 24H2, les processeurs sans les instructions SSE4.2 et POPCNT sont exclus définitivement, aucun outil ne pouvant les ajouter. Pour un parc d’entreprise, le contournement recrée le problème initial : des postes aux correctifs imprévisibles.
La mise à niveau vers Windows 11 est-elle payante ?
Non : pour une machine compatible sous licence Windows 10 valide, la mise à niveau est gratuite. Le vrai coût est la main-d’œuvre : inventaire, recette des applications métiers sur un pilote, déploiement par vagues et reprise des utilisateurs.
Windows 10 est-il encore majoritaire en Algérie ?
Non, mais il pèse encore lourd : 32,4 % des PC Windows en juillet 2026 selon StatCounter — un poste sur trois, contre 66,4 % pour Windows 11. La bascule est plus avancée que la moyenne mondiale mais loin d’être achevée, surtout dans les PME.
Que faire d’un logiciel métier qui n’existe que sur Windows 10 ?
Trois couches successives : ESU jusqu’en octobre 2028, puis micro-correctifs tiers (0patch, engagé au moins jusqu’en 2030), et dans tous les cas un isolement réseau du poste — segment dédié, accès réduits au strict besoin. En parallèle, faire pression sur l’éditeur : la certification Windows 11 finit par arriver.
Et les caisses, bornes et équipements dédiés ?
C’est le domaine des éditions IoT LTSC, supportées jusqu’en janvier 2032 pour la version 2021 — mais c’est un canal de licence en volume qui passe par l’intégrateur ou le fabricant de l’équipement, avec réinstallation. Ce n’est pas une simple clé à changer sur un poste bureautique.
Faut-il jeter les machines non compatibles ?
Non. Reclassées sous Linux ou ChromeOS Flex, elles restent d’excellents postes de consultation pendant des années ; revendues au reconditionnement, elles récupèrent une valeur résiduelle. Une seule étape non négociable avant toute sortie : l’effacement certifié des disques — un formatage rapide n’efface rien.
YouShop DZ accompagne-t-il les migrations de parc ?
Oui : inventaire de compatibilité, renouvellement du matériel condamné (laptops et postes fixes Windows 11, livrables en FreeDOS pour vos images en commande de volume), avec devis officiel, facturation conforme et livraison nationale dans les 69 wilayas.

Un parc à trier, migrer ou renouveler ?

Inventaire de compatibilité, plan de migration par vagues, matériel Windows 11 livrable en FreeDOS pour vos commandes de volume : notre équipe accompagne les entreprises algériennes de l’audit à la mise en service. Devis gratuit, livraison nationale dans les 69 wilayas.

Distributeur — vente sur commande

Vous ne trouvez pas votre produit ?

Notre site ne présente qu'une partie de notre offre. Nous sommes distributeur : une référence absente du catalogue ou momentanément indisponible, nous pouvons vous la procurer et vous la chiffrer. Dites-nous simplement ce qu'il vous faut.