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Onduleurs : VA, watts, autonomie — dimensionner sans se tromper

Pourquoi 1000 VA ne font jamais 1000 watts, pourquoi l autonomie affichée fond de moitié en réel, et pourquoi la chaleur divise la vie des batteries par deux. Topologies, méthode de calcul complète et pièges de lecture des fiches.

Guide protection électrique

Onduleurs : VA, watts, autonomie — dimensionner sans se tromper

Pourquoi 1000 VA ne font jamais 1000 watts, pourquoi l’autonomie affichée fond de moitié en conditions réelles, et pourquoi la chaleur d’un local algérien divise la vie des batteries par deux. Les trois topologies, la méthode de calcul complète et les pièges de lecture des fiches techniques : le guide de référence.

Lire une fiche

1000 VA ne font jamais 1000 watts

Le chiffre en gros sur le carton est en voltampères. Vos équipements consomment des watts. Entre les deux, un coefficient que les fiches écrivent en petit — et qui peut cacher 40 % d’écart.

Le VAVoltampere — puissance apparenteL'unite affichee en gros sur les onduleurs. Elle mesure ce que l'onduleur peut faire transiter, pas ce qu'il peut reellement alimenter : il faut la multiplier par le facteur de puissance pour obtenir les watts utiles. 1000 VA ne font jamais 1000 W., c’est le volume du camion ; le watt, c’est la charge qu’il transporte vraiment. Un fourgon de 10 m³ ne déménage pas 10 m³ de meubles — tout dépend de la façon dont on peut les empiler. Ce coefficient d’empilement s’appelle le facteur de puissance (FPFacteur de puissanceLe rapport entre les watts reels et les voltamperes affiches, entre 0,6 et 1 selon les gammes. Un onduleur 1000 VA avec un facteur 0,6 ne fournit que 600 W. C'est le premier chiffre a chercher sur la fiche technique — souvent en petit.).

Un onduleur d’entrée de gamme affiche fièrement 1000 VA avec un facteur de 0,6 : il ne fournit que 600 W. Un modèle professionnel au facteur 0,9 en fournit 900. Même chiffre marketing, un tiers d’écart réel.

D’où vient cette différence. En courant alternatif, tension et courant ne sont pas toujours parfaitement synchronisés, et les alimentations électroniques absorbent le courant par impulsions plutôt qu’en continu. La puissance apparente (VA = volts × ampères) mesure ce que les composants de l’onduleur doivent supporter ; la puissance active (watts) mesure le travail réellement fourni. Le rapport entre les deux est le facteur de puissance, propre à chaque onduleur — de 0,6 sur l’entrée de gamme à 1,0 sur les modèles récents dits « unity », où VA et watts coïncident enfin.

La règle de lecture d’une fiche technique : chercher systématiquement la valeur en watts, et dimensionner dessus. Si la fiche ne donne que les VA, chercher le facteur de puissance et multiplier. En son absence totale, supposer 0,6 — c’est rarement mieux sur les gammes qui le taisent.

Et la marge. Un onduleur chargé à 100 % vit mal : échauffement, vieillissement accéléré, aucune réserve pour les pics de démarrage. La pratique professionnelle charge un onduleur à 75-80 % maximum de sa puissance en watts. Pour 480 W d’équipements mesurés, on ne cherche donc pas « un 500 W » mais un modèle qui fournit au moins 600 W réels — soit, à facteur 0,9, un calibre d’environ 700 VA minimum.

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Calibre affichéFP 0,6 — entrée de gammeFP 0,7FP 0,9 — gamme proFP 1,0 — « unity »
650 VA390 W455 W585 W650 W
1000 VA600 W700 W900 W1000 W
1500 VA900 W1050 W1350 W1500 W
2200 VA1320 W1540 W1980 W2200 W
3000 VA1800 W2100 W2700 W3000 W

Le facteur 0,9 est le standard du marché professionnel en 2026 ; les gammes on-line récentes atteignent le facteur 1, où plus aucune conversion n’est nécessaire.

L’architecture

Off-line, line-interactive, on-line : trois machines très différentes sous un même nom

La norme CEI 62040-3 les classe par leur rapport au secteur : celui qui le transmet tel quel, celui qui le corrige, celui qui le refabrique entièrement.

L’off-line est une roue de secours : on ne la sent que le jour de la crevaison. Le line-interactive est une suspension : il amortit les nids-de-poule en permanence. L’on-line est un véhicule sur coussin d’air : la route ne touche plus jamais les passagers.

Concrètement : l’off-line (VFDVoltage and Frequency Dependent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs off-line d'entree de gamme : la sortie suit le secteur tel quel, la batterie ne prend le relais qu'a la coupure. Suffisant pour un poste isole, insuffisant des que l'equipement est sensible ou critique.) laisse passer le secteur tel quel et bascule sur batterie à la coupure, en 6 à 10 millisecondes. Le line-interactive (VIVoltage Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs line-interactive : la tension est corrigee, la frequence suit le secteur. Le passage sur batterie prend quelques millisecondes — imperceptible pour la quasi-totalite des equipements de bureau.) corrige en plus les baisses et hausses de tension grâce à son régulateur AVRAutomatic Voltage Regulation — regulation automatique de tensionLe transformateur a prises d'un onduleur line-interactive : il corrige les baisses et hausses moderees du secteur sans toucher a la batterie. Resultat : la batterie ne s'use pas a chaque fluctuation, seulement lors des vraies coupures., sans solliciter la batterie. L’on-line double conversion (VFIVoltage and Frequency Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs on-line double conversion : la sortie est totalement independante du secteur, tension et frequence regenerees en permanence. Temps de transfert nul — l'equipement ne voit jamais la coupure.) refabrique en permanence une tension neuve — temps de transfert : zéro.

Pourquoi l’AVR change tout dans un réseau instable. Sur un secteur qui oscille — soirées de forte charge, quartiers en bout de ligne — un off-line bascule sur batterie à chaque creux de tension : la batterie s’use en quelques mois. Le line-interactive corrige ces creux par transformateur, sans toucher la batterie, qu’il réserve aux vraies coupures. C’est ce qui en fait le standard de la bureautique et des PME en 2026.

Quand l’on-line s’impose. Trois cas sans débat : les équipements critiques qui ne tolèrent aucune microcoupure (serveurs de production, baies de virtualisation, médical), les sites alimentés par groupe électrogène — dont la fréquence instable est régénérée par la double conversion, seule topologie compatible sereinement —, et les environnements industriels aux perturbations sévères. Son prix : un rendement moindre (88-95 % contre 95-98 %), donc un peu de chaleur et de consommation permanentes — c’est le coût du coussin d’air.

Lire la classification normalisée. La norme CEI 62040-3 (édition 2021) code chaque onduleur en trois blocs, du type VFI-SS-111 : la dépendance au secteur (VFI, VI ou VFD), puis deux lettres pour la forme d’onde — en mode normal et sur batterie (S = sinusoïdale dans les deux cas) —, puis trois chiffres notant la tenue de la tension lors des transitions et échelons de charge, 1 étant la meilleure classe. VFI-SS-111 est la classification la plus élevée qui existe : c’est celle des on-line sérieux.

Le piège de gamme à connaître : « line-interactive » ne dit rien de la forme d’onde sur batterie. Certains modèles délivrent un sinus pur, d’autres un pseudo-sinus — et cette différence, invisible sur le carton, décide de la compatibilité avec vos équipements. C’est l’objet de la section suivante.

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CritèreOff-line (VFD)Line-interactive (VI)On-line double conversion (VFI)
PrincipeSecteur direct, batterie à la coupureSecteur + correction AVR, batterie aux coupuresTension refabriquée en permanence
Temps de transfert6-10 ms2-6 ms0 ms — aucune commutation
Régulation de tensionAucunePar paliers, sans user la batterieTotale
Compatible groupe électrogèneNonSelon modèleOui — fréquence régénérée
Rendement95-98 %95-98 %88-95 %
Quand elle s’imposePoste isolé non critiqueBureautique et PME : le standardServeurs critiques, groupe, industriel
Calibres courants350-1500 VA500-5000 VA700 VA à plusieurs centaines de kVA
Le piège invisible

Sinus pur ou pseudo-sinus : le détail qui fait redémarrer les PC

Le symptôme classique : à la coupure, l’onduleur bascule… et le PC s’éteint quand même. Le coupable n’est pas la batterie — c’est la forme du courant qu’elle fabrique.

Le secteur fournit une onde ronde et régulière, comme une respiration. Un onduleur d’entrée de gamme, sur batterie, fabrique une approximation en marches d’escalier. La plupart des appareils s’en contentent — mais les alimentations de PC récentes, elles, respirent mal sur un escalier.

En cause : le circuit PFCPower Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure. actif, présent dans la quasi-totalité des alimentations d’ordinateur vendues depuis une quinzaine d’années. Face à un pseudo-sinus, il peut claquer du relais, redémarrer la machine ou couper sous charge — exactement au moment où l’onduleur était censé sauver la situation.

La chaîne exacte, sans raccourci. La réglementation européenne sur les harmoniques (EN 61000-3-2) n’impose pas techniquement le PFC actif — un correcteur passif peut suffire à s’y conformer. C’est la certification volontaire 80 PLUS (facteur de puissance ≥ 0,9 à pleine charge) et l’économie des alimentations modernes qui l’ont généralisé de fait. Le résultat pratique est le même : l’écrasante majorité des alimentations en service aujourd’hui a un PFC actif, et le PFC actif tolère mal les pseudo-sinusoïdes.

La conséquence d’achat tient en une règle : pour tout PC de bureau, station de travail ou serveur récent, exiger un onduleur à sinusoïde pure — ce n’est plus une exigence réservée aux serveurs. Les équipements moins sensibles (box, téléphones, éclairage de secours, la plupart des écrans) s’accommodent du pseudo-sinus. Les on-line double conversion produisent du sinus pur par construction ; sur les line-interactive, c’est un critère de gamme à vérifier ligne par ligne.

Le second piège de branchement : l’imprimante laser. Son four de fixation appelle des pointes de plusieurs centaines de watts à chaque page — de quoi saturer instantanément un onduleur de bureau, déclencher sa protection et faire tomber les équipements qu’il protégeait. Une imprimante laser ne se branche jamais sur les prises secourues ; les onduleurs de bureau offrent d’ailleurs souvent des prises « parafoudre seul » prévues pour ce cas. Une imprimante thermique de caisse, elle, ne pose aucun problème.

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Le calcul

Calculer l’autonomie réelle — et pourquoi le calcul naïf ment du simple au double

L’énergie de la batterie divisée par la charge donne un chiffre séduisant. La physique de la décharge rapide en rend environ la moitié.

La méthode honnête en trois temps : mesurer la charge réelle en watts (au wattmètre — pas la plaque des alimentations, qui indique un maximum jamais atteint) ; calculer l’énergie embarquée (WhWattheure — energie stockeeLa vraie reserve d'energie de la batterie : tension multipliee par capacite. C'est elle, divisee par la charge en watts (et corrigee du rendement), qui donne l'autonomie — et non le chiffre en VA de l'onduleur. = tension × capacité des batteries) ; puis corriger — rendement de conversion, et surtout décharge rapide.

Une batterie est un réservoir qui se vide mal quand on le vide vite : demandez-lui son énergie en vingt minutes au lieu de vingt heures, et elle n’en restitue qu’la moitié environ. C’est la loi de Peukert, et c’est elle qui sépare la fiche technique du chronomètre.

L’exemple complet, chiffré de bout en bout — un serveur de 300 W sur un onduleur 1500 VA équipé de deux batteries 12 V 9 Ah. Énergie brute : 2 × 12 × 9 = 216 Wh. Après rendement de conversion (~90 %) : 194 Wh. Le calcul linéaire naïf donne 194 ÷ 300 = 39 minutes. En réalité, à ce rythme de décharge, la batterie ne restitue que 50 à 65 % de sa capacité : on retombe vers 19 minutes en théorie corrigée — et la courbe constructeur, seule valeur à retenir, donne 10 à 15 minutes batterie neuve à 25 °C. Avec une batterie de trois ans dans un local à 35 °C : 5 à 8 minutes. Du calcul naïf au terrain, l’écart est d’un facteur trois à cinq.

La bonne formulation de la règle : le calcul linéaire est un plafond optimiste ; à charge nominale, comptez environ la moitié ; et fiez-vous en priorité aux courbes d’autonomie publiées par le constructeur pour votre charge exacte — elles intègrent déjà toute la physique. À faible charge relative, l’écart au linéaire se réduit : un onduleur surdimensionné en calibre tient donc proportionnellement plus longtemps que prévu.

Pour de l’autonomie longue, ce n’est pas le calibre qu’on augmente. Le nombre de VA dit la puissance maximale, pas la réserve d’énergie. Trente minutes réelles à 300 W s’obtiennent avec des modules de batteries externes ou une gamme lithium — pas en achetant un onduleur plus « gros » à batterie identique. Et au-delà de quelques minutes de couverture, la vraie stratégie n’est pas de tenir : c’est d’éteindre proprement — l’ordre d’arrêt automatique envoyé par USB ou par carte réseau SNMPSimple Network Management ProtocolLe protocole des cartes reseau d'onduleur : supervision a distance, alertes, et surtout ordre d'arret propre envoye aux serveurs quand la batterie s'epuise. Indispensable des qu'un onduleur protege plus d'une machine. aux serveurs et NAS vaut mieux que dix minutes d’autonomie supplémentaires. Voir notre guide stockage et NAS pour ce volet.

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ÉtapeCalculRésultat
1. Charge réelle mesuréeAu wattmètre, pas la plaque300 W
2. Énergie embarquée2 × 12 V × 9 Ah216 Wh
3. Rendement de conversion216 × 0,90194 Wh
4. Calcul linéaire naïf194 ÷ 30039 min — plafond optimiste
5. Correction décharge rapide50-65 % restitués à ce rythme≈ 19 min
6. Courbe constructeur, batterie neuve à 25 °CLa seule valeur de planification10-15 min
7. Batterie de 3 ans, local à 35 °CVieillissement + chaleur5-8 min
Le facteur algérien

La chaleur tue les batteries — et vos locaux sont chauds

La règle d’or des batteries au plomb : tous les 10 °C au-dessus de 25 °C, la durée de vie est divisée par deux. Un local technique algérien en été coche exactement la mauvaise case.

La même batterie donnée pour cinq ans en salle climatisée vit deux ans et demi dans une arrière-boutique à 35 °C, et guère plus d’un an dans un placard fermé sans extraction. Ce n’est pas un défaut du produit : c’est la chimie du plomb.

Les batteries VRLAValve Regulated Lead-Acid — batterie plomb etancheLa batterie standard des onduleurs : sans entretien, economique, mais sensible a la chaleur — sa duree de vie est divisee par deux environ tous les 8 a 10 degres au-dessus de 25 °C. Trois a cinq ans en pratique, moins dans un local non climatise. (technologie AGMAbsorbent Glass MatLa technologie interne des batteries VRLA modernes : l'electrolyte est absorbe dans des separateurs en fibre de verre, ce qui la rend etanche et positionnable en tout sens. C'est ce que contiennent la plupart des onduleurs de bureau.) qui équipent la quasi-totalité des onduleurs de bureau durent 3 à 5 ans en conditions normales — la référence constructeur. Leur position dans le local décide de quel côté de la fourchette elles tombent.

Les signes d’usure qui ne préviennent pas. Le voyant vert d’un onduleur signale que la batterie accepte la charge — pas qu’elle est capable de la restituer. Une batterie usée tient la tension à vide et s’effondre sous charge : le test qui compte est le test en décharge réelle. La norme de référence des installations stationnaires (IEEE 1188) fixe le seuil de remplacement à 80 % de la capacité nominale, avec un test de capacité à l’installation puis périodique — annuel dès que la dérive apparaît. Entre deux, des mesures non destructives trimestrielles (tension, impédance interne, température) détectent la dégradation sans consommer de cycles — car les décharges profondes elles-mêmes usent la batterie, qui n’en supporte que 200 à 300 complètes.

Les gestes qui prolongent réellement. Placer l’onduleur ventilé, hors placard fermé, loin des murs exposés ; ne pas l’enfermer dans une baie sans extraction ; et auto-test mensuel activé. La gestion de charge du chargeur joue aussi : les charges compensées en température et les techniques de charge cyclique revendiquent jusqu’à 50 % de vie supplémentaire par rapport à une charge flottante permanente — aucun chargeur, en revanche, ne transforme une batterie plomb en batterie dix ans.

L’alternative lithium, en plein essor sur les gammes professionnelles : deux à trois fois la durée de vie, moitié moins de poids, bien meilleure tolérance à la chaleur — contre un prix d’achat supérieur. Sur un site distant ou un local chaud où chaque remplacement de batterie coûte un déplacement, le calcul sur cinq ans penche de plus en plus souvent du côté lithium.

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Température moyenne du localDurée de vie attendueSituation type
20-25 °C4-5 ansSalle serveur ou local climatisé
30 °C≈ 3,5 ansBureau non climatisé, onduleur bien ventilé
35 °C≈ 2,5 ansArrière-boutique ou local technique en été
40 °C≈ 1,8 anPlacard fermé, mur exposé au soleil
45 °C≈ 1,2 anBaie fermée sans extraction — à proscrire

Base : 5 ans à 25 °C, règle « +10 °C = durée divisée par deux » (référence constructeurs VRLA).

Sur le terrain

Quel calibre pour quel usage : les repères

Les VA se choisissent d’après la charge mesurée ; les minutes, d’après les courbes constructeur — jamais l’inverse.

Les repères ci-dessous donnent le calibre. L’autonomie, elle, dépend du rapport entre votre charge réelle et la batterie : le même onduleur 1500 VA tient un quart d’heure chargé à moitié, et à peine cinq minutes chargé à 90 %. Pour des minutes garanties, on lit la courbe du constructeur à sa charge exacte — ou on ajoute des modules de batteries.

Poste bureautique (PC + écran + box, 120-250 W) : 650 à 1000 VA line-interactive, sinus pur de préférence pour les alimentations récentes. L’essentiel est l’arrêt automatique par USB : le poste s’éteint proprement seul, même bureau vide.

Station de travail CAO (300-500 W) : 1500 VA minimum, sinus pur obligatoire — l’alimentation à PFCPower Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure. actif puissante ne négocie pas. Voir aussi nos guides processeurs et écrans pour l’équipement de ces postes.

Serveur ou NAS de PME (150-400 W) : 1000-1500 VA, et surtout le déclencheur d’arrêt scripté — un NAS qui s’éteint proprement ne perd ni volume ni système de fichiers ; c’est plus précieux que dix minutes de plus. L’on-line s’impose si le site est secouru par groupe électrogène.

Baie réseau avec PoEPower over EthernetAlimentation electrique par le cable reseau. Consequence pour l'onduleur : proteger le commutateur PoE protege d'un coup les bornes Wi-Fi, telephones et cameras qu'il alimente — un seul point a securiser. (commutateur 48 ports, caméras, bornes Wi-Fi : 400-900 W mesurés) : 2200-3000 VA au format rack, on-line de préférence. Protéger la baie garde d’un coup la téléphonie, la vidéosurveillance et le Wi-Fi — voir notre guide Wi-Fi sur ce que le PoE alimente réellement.

Caisse de magasin (80-150 W) : 650-850 VA suffisent largement — imprimante thermique incluse, imprimante laser exclue des prises secourues, toujours.

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Cas d’usageCharge réelle typiqueCalibre repèrePoint d’attention n°1
Poste bureautique120-250 W650-1000 VA line-interactiveArrêt automatique USB ; sinus pur de préférence
Station CAO300-500 W1500 VASinus pur obligatoire (PFC actif puissant)
Serveur / NAS PME150-400 W1000-1500 VAArrêt scripté > autonomie ; on-line si groupe
Baie réseau PoE400-900 W2200-3000 VA rackMesurer le budget PoE réel ; on-line de préférence
Caisse de magasin80-150 W650-850 VALaser jamais sur les prises secourues

Quelques onduleurs APC de notre catalogue, couvrant ces cas :

YouShop DZ est spécialiste APC by Schneider Electric en Algérie — gammes détaillées dans notre guide des onduleurs APC.

À corriger

Cinq idées reçues qui coûtent cher

Les erreurs qu’on retrouve dans la plupart des installations — et leur correction.

« 1000 VA, donc 1000 watts »
Les VA se multiplient par le facteur de puissance pour donner les watts réels : 600 W à facteur 0,6, 900 W à facteur 0,9. L’écart entre deux onduleurs au même calibre affiché peut atteindre 40 %. On dimensionne toujours sur les watts, avec 20-25 % de marge.
« Plus de VA = plus d’autonomie »
Le calibre dit la puissance maximale supportée, pas la réserve d’énergie — c’est la batterie qui fait les minutes. Pour tenir plus longtemps, on ajoute des modules de batteries ou on passe au lithium ; acheter « plus gros » à batterie égale n’ajoute presque rien.
« Le voyant est vert, la batterie est bonne »
Le voyant dit que la batterie accepte la charge, pas qu’elle peut la restituer : une batterie usée tient la tension à vide et s’effondre sous charge. Seul un test en décharge réelle révèle la capacité — la référence professionnelle remplace sous 80 % de capacité.
« L’onduleur protège de la foudre »
Un onduleur encaisse les creux, coupures et surtensions modérées. Un impact de foudre proche dépasse ce que son écrêtage peut absorber : la protection foudre sérieuse est un parafoudre en tableau électrique, en amont — l’onduleur est le deuxième rideau, pas le paratonnerre.
« Je branche tout dessus, y compris l’imprimante laser »
Le four d’une laser appelle des pointes de plusieurs centaines de watts à chaque page : de quoi saturer l’onduleur, déclencher sa protection et faire tomber le PC qu’il protégeait. Laser sur prise parafoudre seule, jamais sur les prises secourues.
Lexique

Les sigles de ce guide, expliqués

De quoi lire n’importe quelle fiche technique sans rien laisser passer.

VA
Voltampere — puissance apparenteL'unite affichee en gros sur les onduleurs. Elle mesure ce que l'onduleur peut faire transiter, pas ce qu'il peut reellement alimenter : il faut la multiplier par le facteur de puissance pour obtenir les watts utiles. 1000 VA ne font jamais 1000 W.
FP
Facteur de puissanceLe rapport entre les watts reels et les voltamperes affiches, entre 0,6 et 1 selon les gammes. Un onduleur 1000 VA avec un facteur 0,6 ne fournit que 600 W. C'est le premier chiffre a chercher sur la fiche technique — souvent en petit.
Wh
Wattheure — energie stockeeLa vraie reserve d'energie de la batterie : tension multipliee par capacite. C'est elle, divisee par la charge en watts (et corrigee du rendement), qui donne l'autonomie — et non le chiffre en VA de l'onduleur.
VFD
Voltage and Frequency Dependent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs off-line d'entree de gamme : la sortie suit le secteur tel quel, la batterie ne prend le relais qu'a la coupure. Suffisant pour un poste isole, insuffisant des que l'equipement est sensible ou critique.
VI
Voltage Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs line-interactive : la tension est corrigee, la frequence suit le secteur. Le passage sur batterie prend quelques millisecondes — imperceptible pour la quasi-totalite des equipements de bureau.
VFI
Voltage and Frequency Independent — classe CEI 62040-3La classe des onduleurs on-line double conversion : la sortie est totalement independante du secteur, tension et frequence regenerees en permanence. Temps de transfert nul — l'equipement ne voit jamais la coupure.
AVR
Automatic Voltage Regulation — regulation automatique de tensionLe transformateur a prises d'un onduleur line-interactive : il corrige les baisses et hausses moderees du secteur sans toucher a la batterie. Resultat : la batterie ne s'use pas a chaque fluctuation, seulement lors des vraies coupures.
PFC
Power Factor Correction — correction du facteur de puissanceCircuit present dans toutes les alimentations de PC recentes. Son exigence cachee : il supporte mal les pseudo-sinusoides des onduleurs d'entree de gamme — redemarrages et claquements au passage sur batterie. Une alimentation a PFC actif appelle un onduleur a sinusoide pure.
VRLA
Valve Regulated Lead-Acid — batterie plomb etancheLa batterie standard des onduleurs : sans entretien, economique, mais sensible a la chaleur — sa duree de vie est divisee par deux environ tous les 8 a 10 degres au-dessus de 25 °C. Trois a cinq ans en pratique, moins dans un local non climatise.
AGM
Absorbent Glass MatLa technologie interne des batteries VRLA modernes : l'electrolyte est absorbe dans des separateurs en fibre de verre, ce qui la rend etanche et positionnable en tout sens. C'est ce que contiennent la plupart des onduleurs de bureau.
SNMP
Simple Network Management ProtocolLe protocole des cartes reseau d'onduleur : supervision a distance, alertes, et surtout ordre d'arret propre envoye aux serveurs quand la batterie s'epuise. Indispensable des qu'un onduleur protege plus d'une machine.
PoE
Power over EthernetAlimentation electrique par le cable reseau. Consequence pour l'onduleur : proteger le commutateur PoE protege d'un coup les bornes Wi-Fi, telephones et cameras qu'il alimente — un seul point a securiser.
FAQ

Questions fréquentes sur les onduleurs

Les questions que nous posent le plus souvent les entreprises.

Quelle puissance d’onduleur pour mon installation ?
Mesurez la consommation réelle en watts (wattmètre ou étiquette de consommation typique, pas la puissance maximale des alimentations), ajoutez 20 à 25 % de marge, puis convertissez en VA selon le facteur de puissance de l’onduleur visé : pour 480 W mesurés, comptez au moins 600 W réels, soit environ 700 VA à facteur 0,9 — davantage à facteur inférieur.
Quelle est la différence entre line-interactive et on-line ?
Le line-interactive corrige la tension par transformateur et bascule sur batterie en 2 à 6 millisecondes lors des coupures : c’est le standard bureautique et PME. L’on-line double conversion refabrique la tension en permanence, sans aucun temps de transfert, et régénère la fréquence — indispensable sur groupe électrogène et pour les serveurs critiques, au prix d’un rendement un peu moindre.
Pourquoi mon PC s’éteint-il alors que l’onduleur bascule sur batterie ?
Le suspect n°1 est la forme d’onde : sur batterie, un onduleur d’entrée de gamme délivre un pseudo-sinus que le circuit PFC actif des alimentations récentes tolère mal — redémarrages ou coupure sous charge. La solution est un modèle à sinusoïde pure. Le suspect n°2 est une batterie usée qui s’effondre sous charge malgré un voyant vert.
Combien de temps mon onduleur tiendra-t-il en coupure ?
Consultez la courbe d’autonomie du constructeur à votre charge exacte : c’est la seule valeur fiable. Le calcul « énergie de batterie ÷ charge » est un plafond optimiste — en décharge rapide, une batterie au plomb ne restitue qu’environ la moitié de sa capacité, et une batterie de trois ans dans un local chaud fait encore moitié moins. En pratique : quelques minutes à pleine charge, un quart d’heure à mi-charge.
À quelle fréquence changer les batteries ?
Comptez 3 à 5 ans pour les batteries plomb étanches standard — vers le bas de la fourchette dans un local chaud, la chaleur divisant la durée de vie par deux tous les 10 °C au-dessus de 25 °C. Le critère objectif est la capacité restituée en test de décharge : sous 80 % du nominal, on remplace. L’auto-test mensuel et des mesures trimestrielles détectent la dérive avant la panne.
Puis-je brancher une imprimante sur l’onduleur ?
Une imprimante thermique de caisse, oui. Une imprimante laser, jamais sur les prises secourues : son four de fixation appelle des pointes de plusieurs centaines de watts qui saturent l’onduleur et peuvent faire tomber tout ce qu’il protège. La plupart des onduleurs de bureau offrent des prises « parafoudre seul » exactement pour ce cas.
Un onduleur protège-t-il de la foudre ?
Partiellement : il écrête les surtensions modérées, mais un impact proche dépasse ses capacités. La protection sérieuse se joue en amont, au tableau électrique, avec un parafoudre dédié — l’onduleur constitue le second rideau et gère ce que le parafoudre laisse passer.
Mon NAS s’éteindra-t-il proprement en coupure prolongée ?
Oui, si vous raccordez le câble USB de l’onduleur (ou une carte réseau SNMP) et configurez l’arrêt automatique côté NAS ou serveur : à un seuil de batterie donné, l’équipement s’éteint proprement, sans corruption de volumes. Cet arrêt scripté vaut mieux que n’importe quelle autonomie supplémentaire.
L’onduleur fonctionne-t-il avec un groupe électrogène ?
Le couple fiable est l’on-line double conversion : il régénère la fréquence, souvent instable en sortie de groupe, et enchaîne coupure → batterie → groupe sans heurt. Un line-interactive peut refuser la tension du groupe et rester sur batterie jusqu’à l’épuisement — vérifier la compatibilité avant d’associer les deux.
Quelle marque d’onduleur choisir ?
Les références mondiales du secteur sont APC by Schneider Electric et Eaton, avec Vertiv sur les salles techniques et CyberPower en challenger. Plus que la marque, vérifiez les critères objectifs : puissance en watts, topologie adaptée à l’usage, sinusoïde pure, batteries remplaçables et supervision. YouShop DZ distribue la gamme APC — détaillée dans notre guide dédié.
YouShop DZ peut-il dimensionner mon installation ?
Oui : bilan de charge de vos équipements, choix de la topologie et du calibre, onduleurs tour et rack de 650 VA à 10 kVA, avec devis officiel, facturation conforme et livraison nationale dans les 69 wilayas.

Une installation à protéger ou à dimensionner ?

Bilan de charge, choix de topologie, autonomie cible et supervision : notre équipe dimensionne votre protection électrique du poste isolé à la baie complète. Devis gratuit, livraison nationale dans les 69 wilayas.

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