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Ce qui s’est dit sur scène à HUAWEI CONNECT 2026 : keynotes, annonces et regards critiques

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Ce volet est le seul du dossier à ne reposer sur aucune de nos photos : personne de chez nous n’était dans la salle des plénières, et tout ce qui suit vient des communiqués de Huawei, de la page officielle de l’événement et de la presse spécialisée. Trois keynotes, du 17 au 19 septembre 2026 à Shanghai, y ont servi de vitrine à l’infrastructure d’IA du groupe. La conclusion, tout de suite : pour une entreprise algérienne, la quasi-totalité de ces annonces relève du niveau C — des infrastructures qui ne se commandent pas sur catalogue, mais qui se montent en projet, avec les équipes Huawei.

Dossier 2 sur 9 · Keynotes et annonces officielles

Trois journées, trois keynotes

Le format réel de l’édition, l’ordre annoncé des prises de parole et le plan de ce volet.

Quand : 17–19/09/2026Où : Shanghai, deux zonesFormat : 3 keynotes, 20 sommetsNiveau : C, sauf mention contraire

Plénières · Shanghai, 17–19/09/2026

Trois journées, trois keynotes : ce que le salon a annoncé

Avant d’entrer dans les annonces, il faut mesurer l’échelle de l’événement : elle explique pourquoi deux visiteurs peuvent y passer trois jours sans assister à une seule plénière.

Visuel officiel de l'édition : ruban translucide en boucle portant des icônes sectorielles
Le visuel clé de l’édition : une boucle infinie portant des vignettes de secteurs — banque, finance, cloud, code, transport aérien, réseau électrique. Une même infrastructure, tous les métiers. © Huawei

D’après la page officielle de l’événement, HUAWEI CONNECT 2026 s’est tenu du 17 au 19 septembre 2026 à Shanghai, sur deux sites : la Zone A au Shanghai World Expo Exhibition & Convention Center (1099 Guo Zhan Road) et la Zone B au Shanghai Expo Center (1500 Shibo Avenue). La même page chiffre le programme annoncé.

3

keynotes, une par journée

20

sommets au programme annoncé

60+

sessions inscrites au programme

200+

prises de parole ouvertes annoncées

22 000 

de surface d’exposition annoncée

Ces cinq chiffres disent l’essentiel : à cette densité, personne ne voit tout, et choisir l’exposition revient à manquer la scène. Huawei indique toutefois que les keynotes ont été diffusées en direct, avec rediffusion sur la plateforme de l’événement : c’est cette matière que nous restituons ici.

Qui a parlé, et sur quoi

Le 17, la plénière d’ouverture revient à David Wang, Deputy Chairman of the Board et Rotating Chairman de Huawei, sous le titre « Advancing the Agentic World, Building a Solid Silicon Foundation » — dont Huawei a repris la première moitié seule, « Advancing the Agentic World », comme thème de l’édition. La page officielle annonce ensuite Jim Zemlin, CEO de la Linux Foundation, puis Yang Chaobin, CEO du ICTICTInformation and Communication Technology : la division entreprise et opérateurs de Huawei. Business Group. Le 18, le programme place à 10 h 00, Hall 1, la keynote du Dr Peter Zhou, administrateur de Huawei et PDG de Huawei Cloud. Le 19, Zhu Zhaosheng, Chief Strategy Officer for Computing, consacre un keynote aux écosystèmes logiciels Kunpeng et Ascend.

Ce volet suit ce découpage. Jour 1 : la plénière et son annonce matérielle centrale, l’Atlas 960E SuperPoD et ses 4 096 NPUNPUNeural Processing Unit : processeur spécialisé dans les calculs d’intelligence artificielle., en optique co-packagée et refroidissement liquide. Jour 2 : Huawei Cloud, l’IA agentique et, fait rare, des dates de commercialisation. Puis le sommet partenaires du 18 et le dispositif SCALE, la journée du 19 et ses ressources de calcul ouvertes aux développeurs. Ensuite les deux rapports publiés autour de l’événement — avec une précision d’honnêteté : le communiqué qui les annonce est daté de Shenzhen, le 16 septembre, la veille de l’ouverture ; ils ont été lancés en ligne, pas sur la scène du salon. Enfin, les réserves publiées sur les performances revendiquées.

Autant être clair sur l’échelle : un super-nœud de 4 096 accélérateurs s’installe chez un opérateur de cloud ou dans un centre national de calcul, et il ne figure pas à notre catalogue en ligne. Cela ne veut pas dire que le sujet nous échappe : ces lignes se traitent en projet, au cas par cas, avec les équipes Huawei — c’est à ce titre, comme partenaire Élite Huawei, que nous portons le dossier pour un établissement qui en a l’usage. Ce qui se commande directement relève des gammes traitées dans les autres volets : switches eKit, points d’accès eKitEngine, réseau PME clé en main. Lisez donc ce volet comme une grille de lecture : pour reconnaître, quand ce vocabulaire arrivera dans un cahier des charges ou dans l’argumentaire d’un fournisseur, ce qu’il recouvre vraiment.

Niveau C · Jour 1, 17 septembre

Jour 1 : la plénière d’ouverture et l’Atlas 960E SuperPoD

Trois prises de parole, une annonce matérielle centrale, et une échelle sans rapport avec une salle serveur d’entreprise. Ce que Huawei annonce, et ce qu’il en reste pour un acheteur algérien.

Lettrage HUAWEI CONNECT 2026 suspendu au plafond au-dessus de l'espace d'exposition
Le lettrage suspendu au-dessus de l’exposition : « Advancing the Agentic World », que Huawei a retenu comme thème de l’édition, et 智启新未来 (l’intelligence ouvre un nouvel avenir). © Huawei.

La plénière du 17 : qui a parlé, et sur quoi

La plénière du 17 septembre a été ouverte par David Wang, Deputy Chairman of the Board et Rotating Chairman de Huawei, avec un discours intitulé « Advancing the Agentic World, Building a Solid Silicon Foundation » (智启新未来,打造智能世界的硅基黑土地). Viennent ensuite, dans l’ordre annoncé par Huawei — un ordre d’affichage, pas un ordre de passage attesté —, Jim Zemlin, CEO de la Linux Foundation, puis Yang Chaobin, Executive Director of the Board et CEO of the ICT Business Group, la branche dont relèvent les gammes serveurs, réseau et stockage réellement distribuées.

Le cadre posé est très large : l’intelligence artificielle, pour Wang, « may well be the final technological revolution in human history » (est peut-être la dernière révolution technologique de l’histoire humaine), et aucune entreprise ne peut porter seule le monde intelligent. Suit la trajectoire chiffrée des modèles de fondation : 10 000 milliards de paramètres bientôt atteints, plus de 100 000 milliards d’ici 2030. Ces chiffres expliquent la montée en gamme du matériel, ils ne dimensionnent aucun projet local.

L’annonce centrale, telle que Huawei la formule

Ce qu’annonce Huawei — Atlas 960E SuperPoD

  • Jusqu’à 4 096 NPUNeural Processing UnitProcesseur spécialisé dans les calculs de réseaux de neurones, l’équivalent Huawei d’un accélérateur IA. Ascend interconnectés, « delivering 8 EFLOPS at FP8 precision and 16 EFLOPS at FP4 precision » : 8 puis 16 EFLOPSExaFLOPSUn milliard de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde. selon la précision retenue (FP8 / FP4Virgule flottante 8 et 4 bitsFormats de nombres volontairement grossiers : moins précis, ils permettent beaucoup plus d’opérations par seconde.).
  • Jusqu’à 1 pétaoctet de mémoire HBMHigh Bandwidth MemoryMémoire empilée au plus près du processeur, réservée aux accélérateurs..
  • Premier SuperPoDSuperPoD — 超节点 (super-nœud)Terme Huawei pour un ensemble de nœuds de calcul reliés par un bus à très haut débit et exploités comme une seule ressource de calcul. de l’industrie bâti sur de l’optique en boîtier rapproché (NPONear-Packaged OpticsLe composant optique est posé juste à côté de la puce, au lieu d’un module enfichable en façade.), pour l’entraînement et l’inférence de modèles à 10 000 milliards de paramètres.
  • 5 500 unités du moteur optique maison Hi-ONE, 7,2 Tbit/s par moteur, à la place des quelque 48 000 modules optiques enfichables 800G traditionnellement nécessaires : plus de 550 kW de consommation en moins. Hi-ONE est donné pour le premier produit NPO prêt pour la production de masse.
  • Architecture orthogonale, conception intégralement refroidie par liquide, disponibilité système annoncée à 99,8 %, temps de fonctionnement sans panne doublé.
  • Interconnectés par UnifiedBus, ces super-nœuds forment un SuperCluster de 512 000 NPU, et jusqu’à un million en topologie multi-rail.

Communiqués officiels Huawei du 17/09/2026 (Atlas 960E SuperPoD, discours de David Wang), huawei.com. Chiffres annoncés par le constructeur, sans protocole de mesure publié.

Une réserve compte plus que tous ces chiffres : aucune date de disponibilité n’a été publiée. Eric Xu, l’un des présidents tournants de Huawei, déclare à Shanghai que « the Atlas 960 system based on near-packaged optics (NPO) is currently under testing » — la machine est en test, et c’est la génération précédente qui est réellement déployée, chez des opérateurs de très grande taille.

Côté silicium, la feuille de route s’accélère : l’Ascend 960DT est annoncé au premier trimestre 2027, trois trimestres d’avance sur le plan initial, au rythme revendiqué d’« a one-generation-a-year cycle ». Une génération par an, c’est aussi une dépréciation rapide : mieux vaut louer de la capacité de calcul qu’acheter du matériel d’entraînement.

Yang Chaobin : le vrai sujet est le taux d’utilisation

Le discours de Yang Chaobin, « 以灵衢互联为核心,打造集群与超节点协同的新计算架构 » (une architecture de calcul articulant grappes et super-nœuds autour de l’interconnexion Lingqu/UnifiedBus), part d’un constat que tout acheteur comprend : sur une grappe de cent mille cartes accélératrices, le taux d’utilisation réel de la puissance de calcul n’est que d’environ 20 %. Quatre cinquièmes de la machine sont payés sans servir. La réponse annoncée est l’interconnexion : UnifiedBus regroupe plus de dix protocoles en un seul, porte la bande passante à l’ordre du téraoctet par seconde et ramène la latence de sept à deux microsecondes.

C’est là qu’apparaissent les seuls formats plausibles hors hyperscale : un serveur Atlas 650E refroidi par air, dont deux exemplaires reliés en direct donnent 16 NPU sans commutateur, et des appliances de 1 à 8 cartes. Cela tient dans une salle serveur d’entreprise ; par quel canal ces références s’obtiennent depuis l’Algérie reste à instruire, au cas par cas, avec les équipes Huawei — c’est précisément le genre de question que nous prenons en charge.

Le message le plus transposable : l’open source

Jim Zemlin, CEO de la Linux Foundation, traite de l’infrastructure logicielle : « At every single layer of the agentic AI stack », à chaque couche de la pile d’IA agentique, un projet open source fait tourner la technologie — Linux et Kubernetes pour l’infrastructure, PyTorch pour l’entraînement, vLLM et Ray pour l’inférence, MCPMCPModel Context Protocol : protocole ouvert par lequel un agent logiciel se connecte à des outils et à des données. et A2AA2AAgent to Agent : protocole d’échange direct entre deux agents logiciels. côté agents. Une prédiction faite dix ans plus tôt donnait 80 % des logiciels mondiaux utilisant de l’open source ; la part atteint 98 %, et les modèles à poids ouverts ont divisé le coût par jeton par environ dix.

Huawei aligne ses chiffres d’écosystème : 4,16 millions de développeurs Kunpeng, plus de 20 millions d’installations d’openEuler, 61 % de contributeurs externes dans la communauté CANNCANNCompute Architecture for Neural Networks : la couche logicielle qui permet d’exploiter une puce Ascend, l’équivalent de ce que CUDA est chez Nvidia., et un référencement d’Ascend sur le site de PyTorch comme dorsale d’accélération.

Et pour une entreprise algérienne ?

Soyons francs sur l’échelle : rien de ce qui a été annoncé dans cette plénière ne se commande sur catalogue. Un super-nœud à 4 096 NPU est une machine d’opérateur cloud ou de centre national de calcul ; les 550 kW qu’il économise dépassent la puissance souscrite de la quasi-totalité des sites tertiaires du pays. C’est du niveau C : ces infrastructures ne figurent pas à notre catalogue en ligne, elles se montent en projet avec les équipes Huawei. Si c’est votre sujet — centre de calcul, opérateur, grand établissement —, décrivez-nous le besoin au 0558 13 01 81 ou à contact@youshop-dz.com : nous portons le dossier avec Huawei. Deux enseignements se transposent par ailleurs à toute échelle. Le taux d’utilisation de 20 % est le même piège à petite échelle : un serveur surdimensionné qui tourne à vide se paie pareil, et notre guide pour lire une fiche technique sans se faire avoir vaut aussi pour eux. L’open source, lui, s’installe sans rien importer : openEuler, Linux, PyTorch, des modèles à poids ouverts dont le coût par jeton a fondu — c’est par là que commence un projet d’assistant interne, pas par du matériel. Les fondations ne changent pas : un local technique digne de ce nom et une protection électrique en amont de l’onduleur.

Jour 2 · 18 septembre · niveau B

Jour 2 : Huawei Cloud, l’IA agentique et les dates de disponibilité

La deuxième journée a porté le discours cloud de Huawei. C’est aussi la seule qui ait donné des dates de commercialisation au jour près — et elles disent beaucoup sur ce qu’un acheteur algérien peut espérer avant 2027.

La keynote Huawei Cloud du 18 septembre a été tenue par le Dr Peter Zhou, administrateur de Huawei et PDG de Huawei Cloud, sous le titre « The Agentic Cloud for the Agentic World: Build Together, Grow Together ». La thèse tient en une phrase : à l’ère des agents, l’infrastructure ne sert plus seulement à fournir de la puissance de calcul.

AI Cluster Service : la fiabilité comme argument de vente

L’annonce centrale est la dernière version de l’AI Cluster Service (AICS), un service de grappe destiné à l’entraînement de grands modèles sur des NPUNPUNeural Processing Unit : processeur spécialisé dans les calculs d’intelligence artificielle, l’équivalent Huawei de ce que sont les cartes graphiques de calcul ailleurs.. Rien à installer : on loue de la capacité et l’outillage qui va autour. L’argument mis en avant n’est pas la vitesse brute mais la fiabilité — sur un entraînement qui dure des semaines, la panne d’un nœud fait perdre des jours de travail à toute la grappe. D’où un mécanisme de reprise sur incident annoncé à cinq niveaux.

Ce qu’annonce Huawei Cloud — AI Cluster Service (AICS)

  • Mécanisme de reprise sur incident à cinq niveaux, avec observabilité de bout en bout de la chaîne.
  • Plus de 40 jours d’entraînement stable dans le cloud.
  • Reprise après panne en moins de 10 minutes.
  • Débit de tokens supérieur de 20 % à la génération précédente : « it delivers 20% higher token throughput than the previous generation of compute service ». Gain conditionné à une optimisation coordonnée de l’ordonnancement, du cache et des algorithmes.
  • Commercialisation : 30 septembre 2026 en Chine, 30 novembre 2026 sur les marchés hors de Chine.

Communiqué Huawei Cloud du 18/09/2026 et ses reprises presse. Chiffres : affirmations Huawei, non validées par un tiers indépendant.

Ces deux dates sont l’information la plus utile de la journée, et le décalage de deux mois entre la Chine et le reste du monde se lit sans commentaire. La plateforme d’agents AgentArts, elle, n’est annoncée hors de Chine que pour le 30 décembre 2026 : rien de ce bloc n’est contractualisable cette année. Reste une question sans réponse à ce stade — quelles régions cloud recouvre exactement ce « hors de Chine » ? Aucune n’est nommée, et l’Afrique du Nord n’apparaît nulle part. Tant que Huawei Cloud n’aura pas écrit quelle région dessert la zone et où les données y seraient hébergées, le 30 novembre reste une date d’ouverture commerciale, pas une promesse de service exploitable depuis Alger.

Le reste de la pile présentée le même jour

Trois autres briques complètent le tableau. Context Memory Storage (CMS) donne aux agents une mémoire longue à l’échelle du pétaoctet, avec le double de la capacité des produits comparables selon Huawei. La plateforme MaaSMaaSModel as a Service : on appelle un modèle d’IA hébergé par le fournisseur et facturé à l’usage, au lieu de l’installer sur ses propres serveurs. agrège des modèles de plusieurs éditeurs, appelables en un clic sans déploiement. AgentArts, enfin, sert déjà plus de 100 entreprises — les clients nommés sont tous chinois — et ouvre plus de 5 000 ressources MCPMCPModel Context Protocol : protocole standardisé qui permet à un agent d’IA d’aller chercher des données et d’actionner des outils métier. génériques. Son édition open source, openJiuwen, dépasse 50 000 étoiles et 3,29 millions de téléchargements : c’est la seule pièce de l’ensemble qu’une équipe technique algérienne peut évaluer aujourd’hui, gratuitement, sans attendre l’ouverture commerciale.

Le même jour, Tao Jingwen, vice-président du conseil de surveillance de Huawei, a tenu une autre keynote sur la mise en œuvre sectorielle de l’IA : une « méthode en sept étapes » et un livre blanc de 157 cas de transformation numérique et intelligente. Son message se transpose tel quel à une PME algérienne — un processus se redessine autour de la collaboration entre l’humain et la machine, il ne s’automatise pas en surface.

Le contrepoint : pour l’analyste Forkast, l’AICS est la première plateforme d’agents managée d’origine chinoise de ce niveau, lancée la même semaine que le Managed Agent Harness de Google ; le déploiement échelonné traduit « a bifurcated technology landscape », où chaque fournisseur bâtit une pile auto-suffisante. Pour un DSIDSIDirecteur des systèmes d’information : le responsable de l’informatique et des choix techniques de l’entreprise., choisir une pile d’agents aujourd’hui revient à choisir un camp technologique. Et cette bifurcation complique la standardisation de protocoles comme MCP.

Et pour une entreprise algérienne ?

Soyons francs sur l’échelle : l’AICS s’adresse d’abord à des opérateurs de cloud, à de très grands comptes et à des centres de recherche, pas à une structure de trente personnes. Nous classons ce volet en niveau B — un sujet de schéma directeur à 12–24 mois, à traiter en projet avec Huawei, jamais en commande sur étagère. Ces briques ne figurent pas à notre catalogue en ligne ; comme partenaire Élite Huawei, nous les instruisons avec les équipes projet du constructeur, pour l’établissement qui en a l’usage.

Trois réflexes restent utiles dès maintenant. Faire écrire la région cloud avant la date : une ouverture « hors de Chine » ne dit rien de l’hébergement des données d’une administration algérienne. Si l’exigence est que les données restent sur le territoire, regarder du côté du cloud privé ou hybride — au sommet Huawei Cloud Stack de la même édition, Standard Bank est venue témoigner de la modernisation de son cœur bancaire, seule référence africaine mise en avant sur scène. Et ne pas sauter le socle : avant de parler d’agents, on vérifie sa sauvegarde 3-2-1, son local technique et ses accès en double authentification. Une reprise en dix minutes chez un hyperscaler ne sert à rien si le serveur de l’entreprise n’a pas d’onduleur.

Niveau A · Programme partenaires

Le Global Partner Summit et le programme SCALE

C’est la seule annonce de l’édition qui touche directement au métier de distributeur. Elle mérite d’être lue ligne à ligne : ce qu’elle ouvre, et ce qu’elle laisse en l’état.

Le Global Partner Summit 2026 s’est tenu le jeudi 18 septembre 2026, de 14 h 00 à 15 h 30, au Gold Hall 1 du Shanghai Expo Center. Ernest Zhang, President of Global Partner, Commercial & Distribution, Enterprise Sales, l’a ouvert sur le thème « Partnering to Navigate the Intelligent Future » ; David Shi, Vice President of ICT Marketing and Solution Sales, y a présenté les nouveaux produits ICTICTInformation and Communication Technology : l’ensemble réseau, calcul, stockage et logiciel d’un système d’information. et les solutions par scénario ; quatre partenaires ont témoigné ; Kevin Liu, Vice President of Global Partner, Commercial & Distribution, Enterprise Sales, a conclu. Le contenu de ces interventions n’a pas été rendu public.

L’annonce, elle, est documentée. Selon le communiqué Huawei du 18 septembre, Leo Chen — Chen Lei (陈雷) en chinois —, Senior Vice President et President of Enterprise Sales, a dévoilé un système de soutien aux partenaires baptisé SCALE lors de son discours « Scaling All Intelligence for Industry Success », tenu le matin même et distinct du sommet partenaires de l’après-midi. Objectif affiché : faire passer un client du pilote isolé au déploiement à grande échelle. En face, Huawei énumère cinq difficultés de ses partenaires : développement de la solution, vérification d’intégration, livraison, O&MO&MOperations & Maintenance : l’exploitation et la maintenance d’une installation une fois qu’elle est livrée. et collaboration entre systèmes.

Orateur sur scène devant un écran géant affichant le mot SCALE et un slogan en chinois
À l’écran, « SCALE » et 携手伙伴,实现千行百业智能化 (« main dans la main avec les partenaires, rendre intelligents mille secteurs et cent métiers »). © Huawei

Les cinq volets, et ce qu’ils valent vus d’Alger

Volet annoncéCe que Huawei en ditCe que cela change pour un distributeur algérien
Scenario-based SolutionsPlus de 100 solutions par scénario développées avec les partenaires pour huit secteurs.Un catalogue sectoriel à réclamer à son responsable de compte. Aucune déclinaison Algérie annoncée.
Co-innovationArchitectures de référence ouvertes sur 48 scénarios à forte valeur, plus des environnements de test via un OpenLabOpenLabEnvironnement de vérification mis à disposition en ligne par Huawei, avec interfaces unifiées et outils de développement et de test. en ligne.Le vrai gisement : répondre à un appel d’offres depuis un schéma déjà validé par le constructeur, sans repartir d’une page blanche.
Aligned MarketingPlus de 130 vitrines client, en ligne et physiques, construites avec des clients dans le monde.Des volumes mondiaux : les vitrines physiques ne sont pas à Alger, seule la partie en ligne est atteignable.
Local Service, Consistent QualityHuawei annonce vouloir localiser ses services pour que le partenaire rende un service de la même qualité que Huawei lui-même.C’est l’argument attendu face à un concurrent qui a un bureau à Alger. Aucun engagement chiffré ni calendrier public.
Efficient CollaborationDeux portails partenaires, HUAWEI eFly et HUAWEI ePartner : documentation, outils, interfaces informatiques, configuration assistée par IA.Actionnable dès aujourd’hui : les deux outils à tenir ouverts au quotidien.

Le chiffre à retenir est celui des architectures de référence : 48 scénarios à forte valeur, utilisables pour concevoir une solution, monter un environnement de test, développer et vérifier. Il n’est pas neuf : Huawei avançait déjà ces mêmes 48 architectures en mars 2026, ce qui situe la part de continuité dans SCALE. Huawei y ajoute plus de 50 000 professionnels de l’IA formés en trois ans avec ses partenaires. La certification reste le seul actif de ce bloc qu’une équipe algérienne peut acquérir à distance, puis facturer.

Toujours le 18, Huawei a tenu sa « Nuit des partenaires mondiaux », qui faisait aussi office de cérémonie de remise des prix annuels, sur le thème 智启新程,共领未来 (« l’intelligence ouvre une nouvelle étape, mener l’avenir ensemble ») : 17 prix décernés, 88 partenaires distingués, dont 30 au titre technique et 58 au titre commercial. Les quatre partenaires venus témoigner dans la journée étaient chinois, brésilien, turc et émirati : aucun africain. Le centre de gravité du programme, pour notre zone, est aujourd’hui au Moyen-Orient.

Ce que SCALE ne change pas

Quatre mises au point, qui éviteront des malentendus en rendez-vous. Aucune refonte des niveaux du programme partenaires entreprise n’a été annoncée à Shanghai : sur le site de l’événement, « Diamond », « Platinum », « Gold » et « Silver » désignent des rangs de sponsoring du salon, pas des statuts commerciaux. Écrire que Huawei a revu ses niveaux serait faux. SCALE ne s’accompagne par ailleurs d’aucune grille de remises ni d’aucun seuil publié : les conditions commerciales concrètes restent non publiques. Troisième point, les deux solutions d’IA lancées le même jour, SMECE et DCS AI Solution, dont Huawei ne développe nulle part les sigles, n’ont ni périmètre ni disponibilité hors de Chine documentés : rien à promettre avant vérification. Dernier point, un créneau « Huawei Co-Care Partner Service Brand Launch » figurait au programme du 18, sans intervenant ni résumé : impossible de dire ce que recouvre Co-Care, ni ce qui change par rapport à l’offre de service existante.

Et pour une entreprise algérienne ?

Pour vous, client, rien ne change du jour au lendemain : SCALE outille le fournisseur, pas la facture. Ce qui change, c’est la qualité d’avant-vente que vous pouvez exiger. Une demande d’architecture réseau, de sauvegarde ou de salle de réunion peut désormais s’adosser à un schéma de référence du constructeur plutôt qu’à l’improvisation d’un intégrateur. Deux signaux vont dans ce sens : la gamme eKit, celle des PME, a eu sa propre cérémonie de signature le 17 septembre, avec quatre signataires de la zone MECAMECAMiddle East & Central Asia : la zone Moyen-Orient et Asie centrale dans l’organisation commerciale de Huawei. ; et un sommet du 17 visait explicitement le marché commercial — PME, collectivités, établissements — sous une stratégie que Huawei qualifie de Partner-Led, c’est-à-dire menée par les partenaires. L’Afrique du Nord ne figure dans aucune de ces listes. La bonne question à poser à un fournisseur n’est donc pas « êtes-vous partenaire ? », mais « montrez-moi l’architecture de référence sur laquelle repose votre proposition ». Posez-nous la vôtre : décrivez votre projet au 0558 13 01 81 ou à contact@youshop-dz.com, nous répondons avec le schéma sur lequel nous nous appuyons.

Niveau C · 19 septembre, d’après les communiqués

Jour 3 : open source, calcul mutualisé et outils pour développeurs

La dernière journée ne s’adressait pas aux acheteurs, mais à ceux qui écrivent le code : compilateurs, opérateurs de calcul, modèles. Une seule de ses annonces est utilisable depuis l’Algérie — et elle ne coûte rien.

Un keynote consacré aux écosystèmes logiciels

Le 19 septembre à Shanghai, Zhu Zhaosheng, Chief Strategy Officer for Computing de Huawei, a donné un keynote consacré aux dernières avancées des écosystèmes Kunpeng (processeurs généralistes) et Ascend (accélérateurs d’intelligence artificielle). Tout le contenu destiné aux développeurs tient dans ce discours et dans les annonces HarmonyOS du même jour.

Trois annonces, une seule à portée de main

La première : les communautés open source Ascend donnent désormais aux partenaires et aux développeurs accès à des ressources de calcul mutualisées à l’échelle de 10 000 NPUNPUNeural Processing Unit : processeur spécialisé dans les calculs d’intelligence artificielle, distinct du processeur central et de la carte graphique.. La deuxième : le lancement officiel du programme « 100 NPU-Hour », qui attribue à chaque développeur une dotation de base de temps de calcul. La troisième : un investissement annoncé de 5 milliards de yuans sur trois ans pour fédérer universités, instituts de recherche, partenaires industriels et développeurs.

Zhu Zhaosheng annonce dans le même temps le passage de CANNCANNLa couche logicielle qui relie un modèle d’IA aux puces Ascend : l’équivalent, chez Huawei, de ce que CUDA est chez NVIDIA. à un développement open source communautaire et la mise en open source de quatre outils d’agents — CANNBot (génération d’opérateurs), Model Agent (adaptation de modèles), MindStudio Agent (réglage de précision) et Solution Agent (déploiement industriel). Huawei résume son intention par une formule : donner aux développeurs « the freedom to build on their own terms », la liberté de construire à leurs propres conditions. Traduction moins solennelle : Huawei cherche à desserrer la dépendance logicielle qui fait aujourd’hui la force de son concurrent américain.

Ce que pèse réellement cet écosystème

Les chiffres avancés par Huawei à l’ouverture de l’édition, le 17 septembre, situent l’enjeu : Kunpeng revendique 4,16 millions de développeurs et 7 200 partenaires ; la communauté CANN compte plus de 5 200 développeurs actifs par mois, dont 61 % d’externes. « External developers make up 61% of the CANN community », rapporte The Next Web, qui souligne que les contributeurs extérieurs dépassent pour la première fois ceux de Huawei. Ascend prend en charge plus de 90 projets open source tiers et sert de backend accélérateur officiel à PyTorch, la bibliothèque de référence pour entraîner des modèles.

Le contrepoint est arithmétique. Tech Times estime la communauté CANN à environ 87 000 développeurs, face à quelque 3 millions de développeurs actifs sur CUDA après plus de quinze ans d’existence. Les deux séries de chiffres ne comptent pas la même chose, mais décrivent la même réalité : un écosystème logiciel jeune, en croissance rapide, et très majoritairement chinois.

Toujours le 19 septembre, côté terminaux, l’annonce HarmonyOS 7 ouvre aux développeurs plus de 20 capacités d’IA de niveau système, sur un parc revendiqué de plus de 85 millions de terminaux HarmonyOS 6 et 7. Aucune référence à commander là non plus ; mais cela explique pourquoi les terminaux Huawei s’éloignent méthodiquement de Windows et d’Android.

Et pour une entreprise algérienne ?

Disons-le sans détour : cette troisième journée n’a produit aucune référence à commander. Ce qui s’y joue est logiciel, et se prend en main sans rien importer. Nous classons l’ensemble en niveau C : rien à budgéter sur étagère, mais un terrain ouvert — si une structure décide d’y aller sérieusement, nous montons le dossier avec les équipes Huawei.

Une exception, réelle mais étroite : le programme « 100 NPU-Hour ». Un développeur, un doctorant ou une jeune société algérienne qui adapte ou entraîne un modèle peut demander cette dotation sans budget ni matériel. L’inscription passe par les communautés open source Ascend, côté chinois ; aucun relais ni support local n’a été annoncé pour l’Algérie, pas plus qu’un fléchage vers l’Afrique du Nord pour l’enveloppe de trois ans. À traiter comme une opportunité individuelle, pas comme une ressource d’entreprise.

Pour tout le reste, la question utile reste terre à terre : avant de parler de NPU, vérifiez qui, chez vous, a réellement besoin d’une carte graphique dédiée, et si votre local technique encaisserait la charge.

Une remarque de méthode pour finir : l’ouverture d’une pile logicielle est un signal de long terme, pas un argument d’achat. Elle ne garantit ni disponibilité locale, ni support, ni formation en Algérie — trois points à exiger par écrit. Ce qui est effectivement commandable se trouve à l’autre bout du salon : les switches eKit et les bornes Wi-Fi eKitEngine de notre premier volet, chiffrables sur devis auprès de nos équipes, partenaire Élite Huawei. Pour l’échelle des SuperPoD et de l’IA d’infrastructure, voir notre volet data center ; pour l’ensemble du dossier, le sommaire.

Niveau C · Documents de vision

Les deux rapports publiés autour de l’événement

Les deux rapports sont sortis avant l’ouverture du salon : selon le communiqué officiel, daté de Shenzhen le 16 septembre 2026, ils ont été lancés lors d’un événement en ligne, la veille.

Les titres exacts sont « Intelligent World 2035: Turning Vision into Action » et « Global Digitalization and Intelligence Index 2026: Pathways to an Intelligent Economy », rattachés l’un et l’autre à HUAWEI CONNECT 2026, qui se tient du 17 au 19 septembre au Shanghai World Expo Exhibition & Convention Center et au Shanghai Expo Center. La nuance de calendrier n’est pas anecdotique : ces rapports ne racontent pas le salon, ils l’annoncent, et le reste du dossier en déroule les conséquences.

Dix directions, et non un troisième rapport

« Les dix directions » ne forment pas un document séparé : ce sont les dix directions introduites pour la première fois par Intelligent World 2035, en feuille de route bâtie sur le panorama de tendances de 2024 et les dix mégatendances de 2025.

Huawei les énumère ainsi : construire une AGIArtificial General IntelligenceIntelligence artificielle générale : un système capable de raisonner sur des tâches variées, par opposition à un modèle entraîné pour un seul usage. à cognition autonome ; multiplier par 100 la taille des clusters de calcul et diviser par 1 000 le coût d’une tâche d’agent ; de nouveaux systèmes de stockage et de mémoire ; une infrastructure de connectivité intelligente ; la loi d’échelle Tau appliquée à la conception de puces ; un Agent OS ; un nouveau paradigme d’intelligence embarquée dans les terminaux ; la conduite intelligente ; le dépassement des limites électriques et thermiques des datacenters IA ; enfin la sécurité et la protection de la vie privée des agents autonomes.

Deux d’entre elles seulement parlent à un dirigeant ou à un DSIDSIDirecteur des systèmes d’information : le responsable de l’informatique et des choix techniques de l’entreprise. algérien : l’Agent OS, la couche qui ferait tourner des agents dans une entreprise, et la sécurité de ces agents. Les huit autres s’adressent à des fondeurs, à des opérateurs, à des exploitants de datacenters. Le dire évite la confusion la plus coûteuse : une feuille de route de fournisseur n’est pas un plan d’équipement.

100 000 ×

Consommation mondiale annuelle de jetons (les unités de texte facturées par les modèles) d’ici 2035, dont plus de 90 % de trafic d’agents

27 000 Md $

Valeur économique cumulée attribuée à l’IA sur cinq ans (prévision GDII 2026)

4 000 Md $

Investissement mondial en infrastructure numérique et intelligente d’ici 2030, soit un TCAC (croissance annuelle moyenne) de 19,14 %

90 pays

Périmètre de l’indice, rangés en trois stades : Builder, Adopter, Frontrunner

Le GDII, le seul des deux à parler de pays

Le GDIIGlobal Digitalization and Intelligence IndexIndice publié par Huawei qui note le développement numérique et intelligent des pays et les range par stade de maturité. 2026 a été co-développé avec l’Institute of Economics at Tsinghua University. Il évalue 90 pays et classe leur progression en trois stades : Builder, Adopter et Frontrunner. Surtout, il reformule les facteurs de production du monde numérique et intelligent en trois éléments : les données, les talents TICTechnologies de l’information et de la communicationLes compétences internes : administrer un réseau, tenir une base de données, exploiter une sauvegarde. et les technologies numériques et intelligentes. C’est le passage le plus utilisable ici : deux de ces trois facteurs ne coûtent pas de devises.

Sur la place de l’Afrique du Nord, autant être net : ce que ces rapports apportent à un lecteur algérien n’est pas un rang à citer, c’est une grille de lecture — 90 pays, trois stades, trois facteurs de production. Elle indique où porter l’effort ; elle ne dispense pas d’un diagnostic local. Toute lecture algérienne de ce rapport est une lecture que l’on construit soi-même.

David Wang, Deputy Chairman of the Board and Rotating Chairman of Huawei, résume ainsi le passage de la vision à l’exécution : « The direction is clear, but bringing our vision to life demands concrete action. » C’est aussi la limite de l’exercice : l’action concrète décrite dans ces pages reste celle d’un équipementier qui vend l’infrastructure que ses propres prévisions rendent nécessaire. Un document de vision se lit, il ne se budgète pas.

Et pour une entreprise algérienne ?

Niveau C : rien ne se commande sur catalogue ici. Mais deux des trois facteurs du GDII sont à votre portée dès cette année, sans importation ni devise. Les données d’abord : des documents numérisés et classés puis sauvegardés en 3-2-1 valent mieux qu’un projet d’agents posé sur des dossiers papier. Les compétences ensuite : la sécurité des agents commence, chez vous, par des mots de passe et une double authentification réellement tenus. Le troisième facteur suppose un réseau qui tienne : la gamme eKit détaillée dans nos autres volets et le câblage qui dure vingt ans. Dans cet ordre, pas l’inverse. Et si la lecture de ces rapports fait naître un projet — hébergement, agents, infrastructure —, dites-nous lequel au 0558 13 01 81 ou à contact@youshop-dz.com : nous l’instruisons avec les équipes Huawei.

Niveau C · Contrepoint

Ce que la presse spécialisée en a retenu, réserves comprises

Les annonces de la plénière ont été largement reprises ; elles ont aussi été discutées. Quatre points méritent d’être posés à côté du communiqué officiel.

Le calendrier : une accélération que personne ne conteste

Le premier point n’est pas une critique, c’est une confirmation. TrendForce, cabinet d’analyse spécialisé dans les semi-conducteurs, retient de la journée du 17 septembre l’accélération de la feuille de route Ascend : le 960DT est annoncé « expected to be ready in 1Q27 — three quarters earlier than originally planned » (prêt au premier trimestre 2027, trois trimestres plus tôt que prévu), le 960PR au troisième trimestre 2027, puis l’Ascend 970 en 2028 et l’Ascend 980 en 2029. Pour un lecteur algérien, c’est un signal de calendrier : ces puces d’entraînement ne se commandent pas sur catalogue, elles relèvent du projet monté avec le constructeur.

Une puce en avance, un super-nœud plus petit

C’est The Next Web, citant l’analyste Rui Ma, spécialiste de la tech chinoise, qui pose la nuance la plus utile. La machine annoncée à Shanghai, l’Atlas 960E SuperPoD, relie jusqu’à 4 096 NPUNPUNeural Processing Unit : processeur spécialisé dans les calculs des réseaux de neurones, ici la puce Ascend.. Selon elle, c’est nettement moins que ce que Huawei avait décrit auparavant : « the SuperPoD they announced is much smaller than what they originally laid out » (le SuperPoD annoncé est bien plus petit que ce qui avait été présenté au départ), pour un écart de l’ordre d’un facteur quatre. Un point de vigilance avant toute comparaison de fiches : l’Atlas 960 SuperPoD décrit à l’édition 2025 et l’Atlas 960E SuperPoD annoncé cette année sont deux produits distincts, dont les chiffres ne se comparent pas. La puce arrive plus tôt, le super-nœud qui l’entoure est plus petit qu’annoncé, et c’est exactement la gymnastique décrite dans notre guide lire une fiche technique sans se faire avoir.

Au niveau de la puce, l’écart avec Nvidia subsiste

The Register est le plus direct. Selon son analyse, l’Ascend 960DT affiche une mémoire et une bande passante comparables à celles de la famille B300 de Nvidia, mais environ la moitié du calcul en FP8FP8 / FP4Formats de calcul en virgule flottante sur 8 et 4 bits : moins de précision par opération, davantage d’opérations par seconde. et le tiers du FP4. Le même article range la configuration à un million de NPU évoquée par Huawei parmi les chiffres non démontrés : « this is only a theoretical configuration, not something the company has actually proven in the wild » (ce n’est qu’une configuration théorique, pas quelque chose que l’entreprise a réellement démontré en conditions réelles). Tech Times va dans le même sens : « No independent benchmarking organization has validated the doubling claim for the Ascend 960 series. » (aucun organisme de benchmark indépendant n’a validé le doublement de performance revendiqué pour la série Ascend 960).

L’écart le plus coûteux n’est d’ailleurs pas dans le silicium, il est dans les outils. Tech Times chiffre la communauté de CANNCANNCompute Architecture for Neural Networks : la couche logicielle qui permet d’exploiter une puce Ascend, équivalent fonctionnel de CUDA chez Nvidia. à environ 87 000 développeurs, face à quelque trois millions de développeurs actifs sur CUDACUDAPlateforme logicielle de Nvidia, standard de fait du calcul sur processeur graphique depuis plus de quinze ans.. Côté fabrication, gagadget rappelle que la trajectoire Ascend contourne entièrement la lithographie EUVEUV / DUVUltraviolet extrême et ultraviolet profond : les deux générations de machines de lithographie qui gravent les puces, l’EUV permettant les finesses de gravure les plus avancées. et repose sur SMIC, principal fondeur chinois, limité à la DUV, avec des rendements de production qui restent une inconnue.

Le fait le plus opérationnel n’est pas une spécification

Il vient d’Eric Xu, président tournant de Huawei, devant la presse à Shanghai : « Since we don’t have enough capacity to even satisfy the demand in China, we don’t have a plan to expand into the international market in a fully-fledged way » (comme nous n’avons pas assez de capacité pour satisfaire ne serait-ce que la demande en Chine, nous n’avons pas de projet d’expansion à grande échelle sur le marché international). TechNode Global confirme que la demande dépasse déjà l’offre en Chine et que Huawei n’a détaillé aucune capacité de production pour les futurs Ascend. Pour une PME, une administration ou un intégrateur algérien, cette phrase vaut toutes les fiches techniques : cette pile de calcul IA ne se commande pas sur catalogue, et aucun engagement de délai n’est possible aujourd’hui. Un besoin qui en relève se construit autrement — en dossier, avec les équipes Huawei, en partant de l’usage réel.

Trois idées reçues à écarter

« Huawei a rattrapé Nvidia. »

Faux : un modèle du Council on Foreign Relations publié en décembre 2025 situe la puissance de calcul IA agrégée de Huawei en 2026 autour de 4 % de celle de Nvidia. C’est une projection, pas une mesure faite sur place ; ce qui accélère, c’est le calendrier annoncé, pas le rattrapage mesuré.

« Si c’est annoncé en plénière, cela finira par se commander. »

Faux : c’est le président tournant de Huawei lui-même qui écarte, faute de capacité, toute expansion internationale à grande échelle de cette gamme. Bâtir un cahier des charges sur cette base, c’est promettre ce que personne ne tient — nos repères pour formuler une demande tenable sont dans le guide obtenir un devis informatique B2B en Algérie.

« Les chiffres de performance annoncés sont vérifiés. »

À nuancer : ils sont publiés, pas vérifiés. TechNode Global relève qu’aucun résultat de benchmark indépendant n’a été publié démontrant un déploiement en production de l’architecture Peerium à l’échelle du million de processeurs. Et sur les projections que Huawei avance à l’horizon 2035, le site IA et Marketing le formule sobrement : ce sont « des projections internes à l’entreprise, pas des mesures indépendantes ». La règle d’achat est inchangée : exiger une référence client vérifiable avant d’inscrire une performance dans un cahier des charges.

Et pour une entreprise algérienne ?

Soyons francs sur l’échelle : ce qui a été annoncé en plénière vise des opérateurs, des centres de calcul et des États, pas le budget informatique courant d’une PME ou d’une administration algérienne. L’intérêt de ce contrepoint est méthodologique : un chiffre de scène n’est pas une référence déployée, et un calendrier de puces n’est pas une disponibilité commerciale. Ce qui descend réellement jusqu’au marché algérien se trouve ailleurs dans ce dossier : les gammes réseau et Wi-Fi détaillées dans notre volet consacré aux stands eKit, et au catalogue avec les guides switches Huawei eKit et Wi-Fi eKitEngine. Le reste ne figure pas à notre catalogue en ligne, sans être hors de notre portée : ce type d’infrastructure se monte en projet, et nous en sommes l’interlocuteur côté algérien, avec les équipes Huawei. Le sommaire du dossier permet de naviguer entre les deux.

Niveau A · Synthèse

Ce que ces annonces changent, ou non, pour une entreprise algérienne

Une ligne résume les trois keynotes : à une exception près, rien de ce qui a été annoncé sur scène ne se commande sur catalogue cette année ; le reste se traite en projet. Voici le tri, annonce par annonce.

Trois niveaux, les mêmes que dans tout ce dossier. A : achetable aujourd’hui. B : projet à douze ou vingt-quatre mois, sur devis. C : grande échelle, projet à monter avec Huawei. Sur cette édition, la colonne C est de loin la plus remplie.

Deux déclarations expliquent pourquoi. Le président tournant Eric Xu a indiqué à la presse que la capacité ne suffisait pas à la demande chinoise : « we don’t have a plan to expand into the international market in a fully-fledged way » — pas de plan d’expansion internationale de grande ampleur. Et sur le produit vedette lui-même, la salle de presse du constructeur écrit que le système Atlas 960 à optique en boîtier rapproché « is currently under testing ». Un système en test, dont la production part d’abord sur son marché intérieur, ne se chiffre pas sur un bon de commande : il se traite en dossier, avec le constructeur.

Mis en avant à HUAWEI CONNECT 2026De quoi il s’agitNiveau · ce que cela change pour vous
Atlas 960E SuperPoD, feuille de route Ascend, OceanStor M900Super-nœud reliant jusqu’à 4 096 NPUNPUNeural Processing Unit : processeur spécialisé dans les calculs de réseaux de neurones., Ascend 960DT annoncé pour le premier trimestre 2027, stockage de contexte pour l’inférenceC — projet. Hors catalogue en ligne : cette échelle se monte avec les équipes projet Huawei, et nous portons le dossier. L’OceanStor M900 ne remplace ni une baie ni une sauvegarde : voir notre volet stockage.
Stellar AI Fabric 2.0 et Stellar AI WANCommutation de grappes IA ; liaisons longue distance à distribution quantique de clés intégréeC — projet. Cible : salles machines d’entraînement et opérateurs. Si c’est votre échelle — banque, opérateur, centre de données —, le dossier se monte avec Huawei, et nous le portons côté algérien.
Stellar AI Campus NetworkWi-Fi 7 Advanced, plateforme eCampusLink, appliance HiSpaceX, micro-modèles d’IA embarqués dans les commutateursB — projet. Le seul axe réseau qui descende au niveau d’un site. Canal de distribution et bandes radio autorisées restent à vérifier auprès de l’ARPCEARPCEAutorité de régulation de la poste et des communications électroniques, régulateur algérien du spectre radio.. L’achetable aujourd’hui, c’est la gamme eKit : switches et points d’accès.
Huawei Cloud : AICS, AgentArts, Agentic MaaSCluster d’entraînement, plateforme d’agents déjà en service, guichet unique de modèles à la demandeMaaS — Model as a ServiceModèle d’IA facturé à l’usage, appelé par une interface logicielle, sans serveur à installer.B — pas avant 2027. L’AICS est annoncé « in markets outside China on November 30 », AgentArts au 30 décembre 2026. Aucune région cloud n’est nommée : « hors de Chine » n’est pas « en Algérie ».
Huawei Cloud StackCloud privé installé chez le client ou chez un opérateur local ; utilisation du calcul annoncée portée de 30 à 70 %B — projet avec Huawei. La seule réponse du catalogue compatible avec des données qui doivent rester sur le territoire. Référence citée sur scène : Standard Bank.
Téléprésence immersive et gamme IdeaHubCaméra panoramique CloudLink Camera 610, écrans IdeaPresence ; hors de Chine continentale, Huawei confirme le couple IdeaHub et MagoA — achetable. La seule famille annoncée que nous distribuons déjà — voir notre guide IdeaHub B3. Aucun modèle n’est cité : la référence se fixe au devis.
Programme partenaires SCALECinq types de soutien, 48 architectures de référence ouvertes aux partenaires, portails eFly et ePartner, validation en OpenLabA — notre outil, pas un produit. Exigez-en le bénéfice : une architecture validée par le constructeur, et le service local que Huawei veut aligner sur « the same high-quality service as Huawei itself ».
openEuler, openJiuwen, CANN, 100 NPU-HourDistribution Linux, briques d’agents et boîte à outils Ascend en open source, quota de calcul offert à chaque développeurC — mais gratuit et testable. Rien à acheter ni à importer : une équipe technique peut évaluer sur ses machines. Seul volet de ces annonces accessible depuis Alger.

Les niveaux engagent YouShop DZ, pas Huawei. Aucune ligne ne déclare de stock : « achetable » signifie que la famille figure à notre offre, la référence se fixant au devis.

Ce qui mérite votre temps

Trois choses, et aucune ne coûte de devises. La méthode : Tao Jingwen, vice-président du conseil de surveillance, a présenté une démarche de déploiement de l’IA en sept étapes et un livre blanc de 157 cas. Son avertissement se transpose tel quel — coller un agent sur un processus papier ne produit rien. Les facteurs de production retenus par le GDII 2026GDIIGlobal Digitalization and Intelligence Index, indice publié par Huawei avec l’Institute of Economics at Tsinghua University ; il évalue 90 pays. : les données, les compétences informatiques, les technologies numériques et intelligentes ; deux des trois se travaillent en interne. Et l’hébergement : savoir quelles données doivent rester sur le territoire relève des autorités compétentes et de votre secteur, pas d’un catalogue.

Vue d'artiste d'un vaste campus de centres de données parcouru de faisceaux lumineux
Visuel officiel des solutions d’infrastructure de datacenter IA : l’échelle n’est pas celle d’une salle serveurs d’entreprise. © Huawei
Peut-on commander un SuperPoD ou des cartes Ascend depuis l’Algérie ?

Pas sur catalogue, et aucun délai ne peut être engagé : la capacité ne suffit pas à la demande chinoise, de l’aveu du président tournant, et le système Atlas 960 est décrit comme en phase de test. Si un fournisseur promet un délai, demandez une référence déployée et une date écrite. Ce qui reste possible, en revanche, c’est d’instruire le besoin : décrivez-le-nous, nous le portons auprès des équipes projet Huawei — sans promesse de date.

À partir de quand les services cloud IA annoncés seront-ils utilisables ici ?

Huawei annonce l’AICS hors de Chine au 30 novembre 2026 et AgentArts au 30 décembre 2026, sans nommer de région cloud. La bonne question n’est donc pas la date, mais la région qui dessert l’Afrique du Nord.

Faut-il attendre ces annonces pour moderniser son réseau ou ses salles ?

Non. Le réseau de site, la salle de réunion, la protection électrique et une sauvegarde dont la restauration est testée ne dépendent d’aucune plénière.

Le programme SCALE change-t-il les niveaux de partenariat Huawei ?

Non, et c’est une idée reçue à écarter. SCALE est un dispositif de soutien, pas une refonte des grades. Diamond, Platinum, Gold et Silver désignent des rangs de sponsoring de la manifestation. Notre statut de Partenaire Élite Huawei n’est pas concerné.

Ce volet fermait le dossier par le haut. La synthèse générale remet chaque famille à sa place ; ce qui a été vu sur les stands occupe les sept autres volets, à commencer par le réseau PME.

Faire le tri entre ce qui s’achète et ce qui attend

SARL YouShop DZ, Partenaire Élite Huawei, part de votre existant : sites, postes, salles, contraintes d’hébergement. Nous répondons par une architecture et un devis qui sépare le disponible du projet.

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